1\7,\ 111"·ru1nE SûC!AL!STI~ Durand-)laillane. (Or 11ombrrux applaudissements $'élève111dans f Assemblée pr1'Sl)l/e Cllliè,·r Cl dan, LN lriô11ncs.) » Voilà unr esquisse pui--anle d'une l'nivrrsilé de Paris toute ralionalisle, l'ncyclopé11iq11cel ré,·olulionnaire. Dan< C' manifeste si large el si plein il 'f avail une lacune. Dupont, qui sail pourtant que tout se lient, ne para!L p.1, songer que dan, l I con-lilulion sociale de 1ï03, les salariés, les manœuvriers sont obligés à de tels elforls pour gagner leur vie, ils ont une telle habiluclc, surtout à la camp 1gne, d'utiliser de bonne heure la force de travail des enfants pour ajouter le minus cule gain de ceux-ci au modeste gain lie la famille qu'il est malaisé d'espérer qu'ils se prNeront à cc sy,lèmr d'iusl,uction cl d'éducation un peu va,le. Celle difficulté, le conventionnel Petit la signale dans un important dis·ours qui montre qu'à approfondir le problème de l'éducation, la Co)Hcnlion all,.il Loucher à tout le problème social. Ctlte dil'ficullé (·conorniquc el sociale signalée par Pclil a frappé aussi Lepcllelier de Saint-Fargeau, cl je la retrou,·e e~primée dans son mémoire sur l'éducation comme dans le dbcours de l'elil. • Quiconque, dit-il, peul se passer du travail de son enfant pour le nourrir, a la facilité de Ir tenir aux écoles tous les jours, el plusieurs heures par jour. • ~lais quant à la classe indigente, comment fera-l-elle? Cel enfant pauvre, vou, lui offrez bien l'instruction, mais avant il lui faut du pain. Son père laborieux s'en prive d'un morceau pour le lui donner, mais il faul que l'enfant gagne l'aulrn. Son temps est enchainé au travail, car au travail est enchainée sa subsistance. Aprèls avoir passé aux ch~mps une journée pénible, ,oulez-rous que, pour repos, il 11ille à l'école éloignée peul-Mre d'une demilieue de son domicile? Yainemenl vous établirez une loi coercitive contre le père, celui-ci ne saurait se passer journellement du travail d'un enrant qui, à huit, neuf cl di\ an•, gagne r!éjà quelque chose. Un pelil nombre d'heures p~r semaine, voilà ce qu'il peul sacrifier. Ainsi, l'établissement des écoles, telles qu'on les propose, ne sera, à propre ment parler, bien profitable qu'au petit nombre de citoyens intlépc ndanls dans leur existence, hors de l'atteinte du be•oin; ceu~-là pourront faire cueillir abondamment par leurs enfants les fruits de l'imlruclion; et il n'y aura encore qu'à glaner pour l'indigent. • Après loui, pour rcméclier à ce vice social, il aurait suffi d'indemniser les ramilles pauvres qui enverraient les enfants à l'école. Mais Lepelletier avait des vues plus éten lues. Cel homme qui avait été un des grands seigneurs de France, el qui était encore un des plus grands propriétaires foncier.!, avait eu de bonne heure, el avant même la Révolution, la conscience que les fortunes immenses imposaient de grands devoirs. li étailcoonu SOLS l'ancien régime par les remises qu'il faisait à ses ouvriers el à ses fermiers dans les années de détresse. Après le , aodt, il consenUl à la supprelliondea droits féodaux avec une bonne grace très efficace,
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