Jean Jaurès - La Convention

HISTOillE SOCIALlS'l'E 143[ inlenlionnés, avait très mal jugé des mouvements populaires qui avaient li,•u le 31 mai. v, journée s'était passée sans oragr, maigri que le Locsin cûl sonné Loule la nuit, et que le peuple eilt été tout le jour mus les armes . « La Convention avait été plus agitée que la lille. La faelion des hommrs d'f:tat, tremblotante, cherchail à se rasmrer. et à donner le change ~ur Ir, cause, de l'in.urraclioo, et la séunce entière avJit été employée à eotru•lre les autorités oonslitLtées appelées à la barre. Le mi nislre de lïnlérieur avait démontré jusqu'à convictio11 la fau,seté llu pr6Lm lu complot tramé ronlre les 3Jipehrnts; le maire avait fait voir que les auteurs du ras,en ,blernent de la force armée autour du Sénat étûenL ces même~ hommes d'Étal qui ,élai-·nt si fort récriés contre celte mesure audacieuse, car elle élail o ompo,éc des l.Jataillom de CPS mêm•'S section; arisloerali•1ues qui avaient dénoncé ce prétendu complot. (~laral, dont la tôle lass6e par uo Lravail conslanl ,uliscurci,sail parfois, conl'on<.lici, pour le ministre de l'intérieur cl po ur le maire, la journée du 27 mai et celle du 31; de même quand Guadet proposait que la Conveutioo se réun!l à Bolll'ges, il uvait entendu Tours, alors menacé i'ar les \"endéens, el il ami t l.Jàli là-des,us tout un système.) Enfin le départemenl aYail prou1é que les mouvements populc1ü·es de la journ◊e n'a l'aient d'autre cause que lïnùignalion e~cilée par les arreslati ons arl.Jitraires de la Commis- ,ion des Douu, les calo:nnies ulroces répandues depuis si longt emps conlre Paris, les vues horribles que laissa il cnt1e1"oir le discours d'hn ,rd, les no.,. ,e,le, trahisons de quel iues générJu~, el la po ursuile des dessein; siuislre, des meneurs de la faction. « Ces meneurs qui 1·oulc1ienLconsommer leur trahison dans le, lénè l.Jre,, et qui ne redoutent rien tant au monde que l'insurrection du peuple, ùemandaienl, par l'orgaue ùe \'alaz~. que le commaod,uJl; ro1isoire ùe l'armée 1>arisie.ne fùt lrc1duit à la bu·re et puni de morl pour al'Oir ordonné de lirer le canon <J'alarme. pro110,ilion qui fut couv\!rle ùc huées. Plusieu r,; membre, aYancenl divers a1•i3. 'l'huriol, JJm-Jlon-s1·nt-.\ndré, Druuet el plusieurs autres rcnouvelleul la demande que j'avai,; faite dans la matinée de ,uppri• mer'" Commission des Douze, de casser ltlus les ordres éJllaMs d'ell~. et ùe 111cll1e u liberté les cilo)'eJ.Js qu'elle avaiL incu,érés. Ces propo ,ilions soul décrdées. Ainsi s'en alla en fumée l'i11sttrrection d't111e ville immense: mais le f,,u wuvail sous la ceJldl'e. • c·t:sl le comité révvlulionnairn de J'f;vJchti qui l'attisa. Tout de suite, à l'heure mème où la Commune se perdait en v~ues propos. il avait formé son I Jan. llevant le Conseil général ùe la Cornmnlle, renfoJ"céde ù ix rncmb, e, du directoire du déparlemenl, un délégué de la commis,ion rél'o lutionnairc rait son rapport (ver, dix heures du soir) sur los mesures qu'elle a prises : • Il di vise ces mesures tn llenx es1èces : les mesure, cachées et h s mesures qui pe11venl ôtre rendues publi.ques. ll entre claas le détail de ces dernières, pnrmi lesquelles se troU1e la mesure d'arrestation de ton tes Je, per-

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