Jean Jaurès - La Convention

HISTO[I\E SOCIALISTE l~ncP,, et enfin, qu'il e,t mQ de l'amour le plus sincère et le plus fr11lernel anc Il', autres déparlemrnt,. ,, Yous nou, Yenp:('rez rlonc d'!,nard cl de Roland, et de tous ces hommes Impie, contre lesqueb l'opinion pu!Jlique s'élève d'un façon éclatanl•'· • l.és:islaleurs, donnez rc grand exemple, rendez-mu, au\ Yœu, d'une nation généreu•e qui mus honore de son estime; vous ramèner,·1. le calme, \'11US Neindrt•z le feu d,· la guerre civile; el par l'union sainte de tous!(>, citoyen,. nous triompherons !JienlOt de celle horJe de tyrans qui nous a,siègrnt. Alor, la Coa,litution marchera d'un pas rapide; ,ous feret le bonheur d'un peuple magnanime el généreux qui, dans ks accè; fréquents de sa loyauté, confon lant le bienfaiteur et le !Jirn ·tit, portera vos noms chéris à l'immorlalité .. lppla11dis,emr111, t'i(, et p11Jl•J11fji'.,). • Lhuillirr rerul,til un service immense à la Montagne: il lui rc:,liluail Paris. Depub lo• malin, la langueUI' du mou\'emcnl, lïucPrlilude des srclion,, la nrnnœu1rr hahile de Vergniaud ,eniùlaienl&Yoir rendu l.1capitale à laGirumle. Yoici que k Pari:; ré\"olutiunnairc rep.1rab,ail, affirmant ,e; ~riefs el les ~riefs de la patrie contre la Gironde, confondant en un ru, 1mc ressentiment l'injure qui lui amit été fait,, el l'in lrign,: contre!., liherl••. Lhuill,er 1ùu-ait-il un peu lourMmcnt des déclam.üions cl'bnard • c·e,t pos-iùll', el 1,,, Girondin, ne ,oulai,· ll certes pas éteindre 1~ m,1gnifiquc foi cr du gcnic de 11 France. )his la Ré, olulion était en plein comhal, el elle retournait leurs imp ·udcnces contre cc, rhétoridcns fougu,·u, dont l'êloqucnce para!y,ail la palri,•. Pour,1uoi donc )lichelel marque-t-il à Lh,dllicr une mépri-anle colère? ,. Pour saun·r l,•s ,cicnc,•s et les art,, il fallait mcllre en accu,aliun \'crgniai:ù, lsnard, les Girondin,, champions du ro~albme et fouleurs de h Yen. se 1 , L.- cordonnier-homme de loi, à l'appui de son aigre plauloirie pom la (i\•i!i-a i"n, lai.sait voir à ses cùLés une m:1s,c de sauYa;.:c, armés de IJr.ton, d,~ pique,. • )l:tis par quelle conlrarlicliun \licllelct qui dénonce lui-même le crime de la Gironde, « le crime d'a\'oir di,,puto lrob moi, en prése,ice de l'l'nncmi ", ~lichel,,t qui ose à pPine rnndcr des yeu, le profond néant• où clic t.,issait le [Jill• , )lich,,1.-t qui l' 1ccu,e • de n·a,oir rien fai, rllc-même et ric:i lai-sé fah• •, ,·,L-il ,i ,é1ère à ceux qui, le 31 rnai, firent un grand et couragc1:, clfor. rour rn liLérer la Jlé,•olulion? EL si Lhuillicr étail eulouré de sectionn~ir,,, armr:- pénctranl a,ec lui à la Couycntion, pJr qnelltJ délicalcs;e imprcvuc lui en faire gric' "/ Vouloir la Révolu lion et ne pas vouloir les 1uoyrns de la Rérnlutiou, c'esl tomlier cJa11sîimpui-,rnce giron!linc au 111orn,,nt rn(•m~ où on la dénœce, c e,l supprimer toute action el frapper dïmpui,-5ance t<>ule,olooté. Auaiblen « les sauvagPs armés de piquf's • avaient-ild plus de tenue que Jllellelel i;e l'imagine : il; ne violentèrent pas la Cou,enlion, ils ne l'ool~nl pu. lb

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==