Jean Jaurès - La Convention

lllSTOl!lE SOCI.\LISTg 1387 duisit les Litres et mandat~ des délégué~. Il résulta du dépouillement • que 33 ~celions avaient donné des pouvoirs illimités à leurs cornmi,sairrs pour sauver la chose publique•· C'étaient les sections de• Arcis, Bondy, Tuileries, Faubourg-clu-:'ilord, Panthéon, Fc>nlaine-de-Grenelle, Unit{>,GravilliNs. QuinzeVingts, Popincourt, ~larseille, Réunion, ~·aubour!(-Montmartre, Qualrr-VingtDuuze, la République, Montrouge, Marché<, li tllP-,1u-BI<', ~loJntrenil, Pi,1ues, Amis-de-la- Patrie, Contrat-Social, Marais, Donne-Nouvelle, Luxembourg, Pont-Neuf, Sans-C.Ulottes, -i:emple, Arsenal, Bon-Conseil, Lombard,, Uroitsde-l'Homme, Cité. Après celle vérification des pouvoirs, Chaumelle proclame que le vœu de la majorité de,; sections esl évident, et il deman le qu~ le Con;eil général remette ses pouvoirs au µeuple sou1·erain. Dobsent prend le fauteuil. c·est, par lui, rassemblée révolutioHnaire qui s'installe, avec une sorte de légalité, à l"HOtel de Ville : • Citoyen pré,irlenl, leur dit Deslournelles, et vous, citoyens membres de la Commission rél'olutionnaire agissant au nom du peuple, vos pouvoirs sont évidents; ils sont légitimes. c·esl maintenant que, sans raiblesse el sans honte, nous allons cesser nos fonclions. Puisque le peuple l'ordonnr, nous le devons; quïl nous soit seulement permis, au moment où nous descendons de nos sièges, de vous demander, non une fal'eur. mais une juslice. « Rendez-nous le témoignage que nous trouvons dans nos conscience~, que depuis que nous sommes en place nous avons montré constamment l'assiduité au travail, le zèle, le courage el même la dia:nilé q11e nous ont comm3ndée les circonstances difficiles où nous nous so-nmes trou1·és. « Que d'autres, avec plus de lumière el plus de laient, remplissent mieu, ce que le peuple a droit d'exiger clans l'él"it présent des choses. c'est l'objet de nos vœux les plus arùents; mais déclarez que nous n'avons pas démérité de nos concitoyens, et il n'est rien dont ne nous con,ole el ne nuus dé lommage cette récompense, digne salaire de tous bons magistrats du peuple. • Dobsent proclame« au nom du peuple» que les pou10irs de la municipalité sont annulés. Les membres de l'ancien Conseil général de la Commune et ceux du Conseil révolutionnaire provisoire se lèvent dans un môme élan d'enthousiasme; tous, municipaux dont le mandat vient d'être brisé, délégués des sections, s'embrassent fraternellement pour attester qu'il n'y a ni dépit d'amour-propre chez les uns, ni orgueil de domination chez les autres, tous ensemble ils p;êlent un serment civique fort, modéré el grave, destiné à calmer les appréhensions des timides, à rassurer et à entrainer tout le pays : • Je jure d'ltre fidèle à la République une et indivisible, de maintenir de tout mon pouvoir et de toutes mes forces la sainte liberté, la sainte égalité, la sûreté des personnes et le respect des propriétés, ou de mourir à mo" poste e11 défendant les droits sacrés de l'hommP. Je jure, de plus, de vit-re

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