1372 HISTOIRE SOCIALISTE u Le Conseil général. le procureur géné1al syndic entendu, <)rrêle que 1011/1•, ',s autorités cons1ilut!es du département et /r, sect/011s de Paris seront ronvoqn(-es, par commi,saircs, vendredi 31 du présent mois, à neur heures prrn"'' du malin, dans la salle de la sGciét,' clc; -~mi, de la Libe1'lé cl de l'U:c:alilè, séanl aux clits Jacobins, rue Saint-llonoré, pour délibérer sur les me,mc, de salut public qu'il convient de prendre dans les circonstances actuclle0, ponr maintenir la liberté et l'égalité fortemrnt menacée,, cl sur les moyens à employer pour repousser toute" les calomnies qui ont été répandues contre les citoyens el les autorités constituées dn département de P;1ris; d,ins le., ~utres départements, détromper lous les citoyen; c1ui auraient pu être é~aiés, afin de détruire le complot évidemment rormé de µerdre la ville de Pari, en aliénant d'elle tous les départements, et cle porter ain,i atteinte à l'urrnnimité et à lïndivisibilité de la République qu'elle a juré de défendre contre tous ses ennemi,; , ,\rrète, en conséquence, que les Conseils généraux des districts de Saint-Denis et du bourg de l"Égalité, ceux des communes de ces deux districts H le Conseil général de la commune de PJris sont invités à nommer rcspecli vcment dans leur sein et à envoyer à celle assemblée le nombre de commis,aircs qu'ils jugeront convenable; que les quarante-huit sections sont égal, ment invitées à nommer chacune deux commissaires parmi les membres de ch·,cun de, comités de surveillance, allcn,lu que ces comilos, par la nature de lems fonctions el la confiance qui les y a appelés, ont acquis des renseignements et <lesinstructions dont les comm i ssaircs réunis profiteront dans la discussion qui aura lieu; ,, Arrète, en outre, que les commissaires qui seronl nommés par les aulorilés ronslituées cl les sections se muniront de pouroil's, afin qu'ils puissent t'lre admis dans l'assemblée. Signé, :11cOLEAU, p1·ésident; R,\ISSO~, secrétaire l)énàal. » Lr Con;eil général du déparkmcnt voulait donc déri rer vers les Jacobins le mnuvcment révolutionnaire. C'était le mellre, en quelque façon, sous la main. <Ir Rohcspierre. Lhuillicr était. il, comme le dit Michelet, un rohespierriste? n c,t-cr aux suqgestions personnelles de Robespierre qu'il a obéi en con,oqnanl ainsi ce qu'on pouvait appeler les forces réYOlulionnaires légales? Ce serait, je crois, s·aventurer beaucoup que de le dire. Lbuillier était un homme d'artion : parmi les notes de police remises à la Commission des Douze, il en c:;t une qui signale son rôle presque violent dans les sections : • Hier, on a vomi des horreurs contre la Convention à la section BonConseil; elle a arrêté qu'on ne reconnaitrait pas les lois de la Convention nntionale, et qu'on ne reconn~llrail que les ordres de la municipalité; enfin, qu'on n'enverrait pas à la Commission des Douze les procès-verbaux. Celui qui mène loul cela est Lhuillier (prvcureur général syndic du déparlemenl). •
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