13~0 JIISTOlllE SOCIALIS'l'8 La réunion lie lï~vtiché se pr6occu pait brauroup d'èlrr accrptée par les Jacnhin, el par lé!Commune. Qu p lulôl elle tenta il de s'impo~er par son andacr à toulc, le, an lori lés conslil uées, à toutes les forces organisé•·s de la P.c\"Olulion. Au~ Jacobins, c'esl Oufonrny, un clcs hommes les plus ardents clu directoire du département, cl Boissel, maratiste exlréme, el ml\mc communi,tc, qui servaient de lirn rnlr~ la So ciélé et l'Évécbé. Dès la séance du 27, Dufourny disait aux Jacohins: « J"ai annoncé à la Société qu'il y aurait demain, à l'Ëvôché, à cinq lw11res, une as,rmblée composée des électeurs et des ralriotes. » li e,sayait de donner ainsi à la réunion de !"Évêché figure" officielle, d'habituer les Jacobins à compter sur elle pour les coups hardis que chact:n pre;;.pntail. D ,ns la soirée môme du 20, comme Grots de Luzenne obtient la parole pour communiquer une ohsrrvalion qu'il a recueillie, et qui annonce une 11ra11deconspiration, Bois,PI l'interrompt presque violemmenl : « Le club de l'Evêclu' a nom11u' ,ine commisiion pour recuei{li,• to11tes les m•sw·es de salut public; si le tiloyrn qui rst à la lril,1111r ,, des mesures li p,·opour il peut s'adresse,· à a CfJmilé. » · Par là !"Evêché était en qurlque "Orle pr6se~t aux Jacobins en celle soirée du 29. Si Hébert, incarcéré et libén· comme Varlet, pré,entail celui-ci anx patriotes et le reco ,,mandait à leur sympathie, ce n'était pas seulemcnl par une sorte de solidarilé toute sentimentale avec un compagnon d"<'prenve. Hébert, qui ne tenait pas du loul à tltre arrêl6 de nouveau, et qui sedi,ail que si la Commission des Douze, un moment matée, reprenait l'olîensive, elle irait cètte rois jusl(1'at1 houl, lltibert savait que c'e,l du côté des Enragés qu"étaienl les plu, gr,111les re,sources d"aclion el d'audace, et il se lia il à eux ponr ne p 1;;périr. \"oilJ 1wur11uoi il dit aux Jacobins, le soir même du 20 mai, comme en témoknr, non le proc~s-verbal toujours prudent, mais une note pul,liée par Bergocing : « Le 1,cuple J cul et doit courit sus à la Commission de, Doute». C'c,t cc soul1J,, inrnrrectionnel que Hobe,pierre sen'il pa,ser sur lui. ~lais quan I il mil cn jeu la Commune, quand il lui signiUa que c"élait à elle à agir et à comballre, n'élail-ce pas une répome indirecte et i111ini,n,,11~l ru,le11tc au, vèhlim·!nees d"ll~berl'/ Pourquoi le sub,litut de la Co.11111t11v1eneait-il jelcr ùe, paroles enflammées dans la Sociélé des Jacobins 1 quin'avail vas mandat de défendre Paris, et pourquoi n'assumail-il pas, a1ec la Com 11unr m~me donl il était un des plincipaux membres, les respon~aLililt'•:; déci si vcs? l.a Commune ne parais,ail pas disposée à un rôle actif et de premier plan. Elle aussi, elle attendait l'initiative révolutionnaire des sections; dès le 20, 1ï,1·èché esl le vrai centre d'acLio n révolutionnaire. Lorsque selon la motion volée' à !'Evêché, une députation du cluh électoral se rend. immédialt>ment, et·dans la séance même du 20, à la Commune, pour i,nviler le Conseil « à nommer provisoirement un commandant palriole •• la Commune sent bien
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