Jean Jaurès - La Convention

lllSTOlflE SOCIALISTE Jean-Jacques. lléDerl la pos~ sur la tête de Housseau, en disanl que l'on ne doil aux hommes vivanls que de l'encouragement el que les couronnes ne doivent être décernée, qu·aprè, la mort. • Une citoyenne des tribunes apporte une autre couronne, elle est po;ée sur la tNe de Brutus. • Pend,rnl que la Commune couronna il cl Jean-Jacques el Drulus, les révolutionnaires les plus agisrnnts des sections comrwnaicnt que l'heurr de la lulle suprême était ,enue. Déjà, dans la jou rn(·e du :!8, les lmtaillons des sections modérées s'étaient mobilisés, el avaient promis leur concours it la ConYention, c'est-à-dire à la Gironde. Etait-ce simplement par des paroles, ou m~me par la viµ-onreuse résistance rnonlagnardc à l'intérieur de la Conwnlion, que ce retour offensif' du modérantisme pourrait être brisé•> Donnerait-on il la Cornmi,,ion de, Douze le temps de se remellre de la chaurle alerte du :?7 cl de préparer sa ,engeance? La seclion de la Cité, celle qui a1ait ré,islé à l'ordre de la Corwenlion cle li- ' rer les procès-verbaux el dont le pré,idenl Doh,cnt avail été arrtlé, lança des convocations à toutes les sections pour le lendemain 20, afin d'organiser l'act on insurrectionnelle. Cependant à la Conl'en lion, dans celle môme journée du 29, le Comité de salut public, sous l'inspiration de fürère el de Danton, faisail une suprilmc tentalirn de conciliation et de temporisation. Déjà la veille, comme s'il voulait allénuer les funestes déchirements qui allaient s'étendre à toute la France, il avait adressé, par la main de Robert Lindet, une circulaire d'apaisement et de sagesse aux représentants en mission: « Nous ne devons pas ressembler aux généraux el aux ministres de la monarchie qui, dans les revers, s'imputent réciproquement les fautes des particuliers el les malheurs communs ... « ... C'est dans les grandes circonstances, citoyens, que nous devons nous tenir unis el serrés. Que les événements n'allèrent jamais nolre union. • Barère qui avail cru apaiser ou ajourner les difficultés en proposant la Commission des Douze, el dont l'inl'ention avait mal tourné, lut un large rapport, très équilibré et tout à fail vain, où il faisait la parl de chaque faction, mesurant les services el les fautes de l'une et de l'autre, les invitant à la mutuelle tolérance et à ln concorde. A quoi bon, quand la guerre tonnait de toute part? Danton qui, la veille, avait éclaté en paroles de colère contre le retour offensif de la Gironde rétablissant la Commission des Douze, Danton qui s'était écrié : • Si la Commission conserve le pouvoir tyrannique qu'elle a exercé et qu'elle voulait, je le sais, étendre sur les membres de celle assemblée, alors. après avoir prouvé que nous surpassons nos ennemis en prudence, en

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