Jean Jaurès - La Convention

lllS'fOJRF. SOC! \LIS1'E s'u11i,,!'11l pour nou:; opprimer el nous ne pouvons les vaincre quoique ralliés $Ou, l'L•teudard de la libcrlé! .:-ilJu<les ,aincron,. Je vois Paris dans les nwme, circon,lances qn·au prinlemps clerni,'r, un nouveau comilè autrirhitn rc,;<11cilé, N de nouvelle,; pcrsérution, conlrc les patriole,. liais qui régi,• doue la de,li•1é,' de 1~ France·? ll~las ! je pourrais dire avec Voltaire: " i·u,ùi d,J11c • les w,utie11s de ma triite pat rie! » .Je ,ous annonce une force dètla1 lt>111enl,1le, dit-il en se résumanl, mais ce sonl des frère, que je vous annonce et n .us planterons ensemble un grarnl arbrr <le la Fraternité, un nouvel arhre de rUnion. , Cerlrs, il serait lémérair~ cl injuste de juger le discours d"un homme sur un romple renrlu aussi sommaire. On croit bien dérnôler pourtao1t que, dan, re chaos hi:;torique, apulogélique et f:érnissant, il n·y a ]Jas 11neparole ,i~oureu,e et nell~, pas un conseil déci1lé et précis. Pourlant Chaumette repr,•1Hl l°aYanlage quand il esl averli par son instinct social, assez profond el tendre: « ;>;ous,l\'ons toul fail pour les pauvres ». Il f("roupe ainsi IP, prolét,1ires de Paris. Il esl vrai au,si qu'en face de la Convenlion, divisée, déchirée, la Commune él~il cordialemenl et fratcrnellemenl unie. On ne surprend, à celle date, malgré bien ùes difî~renccs ùe caractèrès, aucune rivalité, aucun dis- -senlirnenl enlre Chaumette, Hébcrl, De,tournelle : le Conseil est pre,que toujours unanime. Des sections, les nouvelles ard -,•aient assez n,èlées ; à la section de r.~ r- :;enal la lutte continuait. • Cn délégué de la section, couvert du bonnet rouge, annoncPa11 Conseil qne h• lroul.Jle exisle de nouveau dans J'as:;em!Jiée. « \"os commissaire:;. ùit-il, « ontèléin,mltés, nos n,o,en, sont insuffisants; cette,ection est dans unèt~t «déplorable; il y a une foule de jeunes gens à culolles étroite~ qui y font un « brouhaha épouvantable. Je YOU; inYitc de rarnene.r des commissaire, qui "aient de bons poumons pour se faire entendre.» li observe que la cau,e du trouble 1ient de ce que les aristocrates onl nommé un signataire (des fameuses pétitions) pour président, On y enYoie huil commissaires. » Mais seize sections se prononçaienl a,·ec force dan, le sens de la CommunP et de la Monla~ne. « Les s»ctions des Droits de l'Homme, du Temple, de,; Fédérés, des LomlJards, de Popincourt, des Gravilliers, du Pilnthéon, de Marseille, du UonConseil, des Arcis, des ~larchés, du .\Juséum, du Faubourg-Montmartre, de rcnité, de lionne-Nouvelle, de la '.\lontagne, adhèrenl, les unes, à radres,e présentée par la municipalilé à la Convention. relalilemenl à la détention du citoyen Hébert, les autres, à l'arrêté de la section du Templr, lend~nt à faire nommer, par les n autres seclions, des commissaires qui se r~uniront ce soir à la maison commune pour rediger une adres,;e :1 la Convention, à !"effet de découvrir les molifs qui ont donné lieu à l'arrestation du second sul.Jstilut du procureur de la Commune. •

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