Jean Jaurès - La Convention

111:'- l'ül Il E SU\ 1.\ l.l'i'l'E Sou, le coup même dei, 111esu1es p1ovocalricrs de la Colllmi,sion des Douic, le Conseil de la Commune ne ,c décidail pas encore à la ré,i:;• lance insurrcclionnelle. Il (lécidail de remettre à la Commbsion le, rPi:i,lrc, de ses délibéralions. lléberl déclarail forrnt'llemenl c1u'il allait se ;.oum,:llre à. la loi {le lexte Ci,l idenlique ,·n cc point dan< le .Jfunitrur el dans la Chro• nique de Paris). el il s·y soumellaiL en elîel, san, quP nul des membres de la Commune lenUl.l de s'y 011poscr, ou émit un avis contraire. Sans doute, ils hé;;ilaienl encore à frap11er la Convention en qui, malgré les foules cl les déchirement;; des partis, la_majesté de la nation apparaissait : 111è111le, députés coupable~ eu éLaic11lcomme envelo,,pé;;. El puis, le, pro,,os sarglants tenus par les admini;;traleurs de police el qui, sans d,,ute, élaiPnL connus de tous les comités révolutionnairns clonL les délégués assistaient à J'a,semhlée de la mairie, avaient troublé les cœur;;. Si l'on portail la main sur la Giro• <Ir, des forcenés 11ïraicnl-ilo paj ju,qu'à rassa,sinal'? c·esl celle crainte qui peoail sur le cœur de P<tris el qui arrêtait l'élan ro,·olulionn lire. C'csL p,ur la dbsiper qu'au début de leur séance de cc jour 2\, le; membres de la Commune a,.denL adopLé une adresse pres,ante à la ConvcnLio:i: • Citoyens, la dénonciation d'un alîrcux cc,mplot a éLé faite dan, rntrc sein. Oé;à, au nom de deux sections. elle a Olé alfirmée. On n'a pas nommé les eonspir,iteurs; ce silence cruel laisse tomber le soupçon sur Lous les ciloy,,ns d1 P<1ris. il y a sans doute des coupables à Paris. Pitt et le< ty,·ans coalisés les alù,wutrnl; il faut les démasquer. L'a lresse qui vou~ a été pré, sentée esL, sans doute, signée; les signataires comuissenL les coupaùles; s'ils sont vraim,,nt patriotes, ils le, <lé,igneront el ils doivent èlrc punis. S'Ii en étail aulremenl, si les Mnoncialeurs ne désignaient pas ou désignaient vaguement, vous nous en ferie1. justice. }!agisLrals du peuple de Paris, investis de sa confiance, notre devoir est de venir ,ous demander pour lui justice. « Citoyens représentants, c'est de vous que nous devons l'attendre. C'lous venons demander à la Convention, que vous décrétiez la remise de la pétition qui vous a élé présentée à l'accusateur public du tribunal révolutionnaire; que les coup:ibles de Paris, s'il y en a, soienL promptement punis; s'il n·y en a pas, que le fer vengeur tombe, au moins une fois, sur la Léle des calomniateur;; d'une ville qui a faiL cl 1oulu la Révolution laquelle peul nous rendre heureu,. si la Conv.ention rcsle à la hauteur où le peuple français l'a placée.• A loul prix, la Commune 1eLil que P~ri, soit déliné de ce cauchemar. Elle espère acculer la section de la Fraternité, démontrer ou le néant du pré_ tendu complot, ou qu'il a été ridiculement enflé. Mais elle se lienL prêle, si l'enquête démontre en elfel qu'il y a des· coupables, à les désavouer, il les dénoncer elle-même comme des agents de Pitt, stipendiés par lui pour compromettre la Révolution par des motions ouLréls el sunguinaires. c·est de celte obsession quo les délégués de J'Arsenal, venus ce soir même en grand nombre à la séance de la Commune, demandent à 6tre liùérés. C'est avec an•

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