130(1 HISTOIRE SOCIALISTE fil de •i grandes cho,es ne s'éleva pas à plus cle deu, cents membres. • C'était avertir le pay, qu'une nouvelle couche d'hommes de mérite el de wrlu était prMe à rrrnplarer la superficielle Gironde. C'était lui signifier que, 111l'meréduite ilUX trois rent ôoixante-cinq régicides, la Convention serait encore une des assemblées les plus puissantes de !"univers, les plus riches en laient el en coura,;e. e.mporlé par sa verve, Desmoulins allait bien au delà de la prurlenle polilique de Hobespierre; il allait même au delà de J.1 pétition des sections qui n"élirninaienl que les vingt-deux; il srmblait tout pr~paré à une sri,sion complète qni ne laisserait subsister à l',\ssemblée que le parti de la )lontagne. )lais à ce parti il proposiit un large proc:rarnme d'é<lncalion nationale et ùe grands travau, publics, de science, de gloire el de joie, capable de réconcilier à la )lontagne toutes les forces de civilisHion : « /Jàto11s-i1ouds'ouvrir des h:olrs JH"i11111:ires c·esl un des crimes de la Conrenlion qu'elles ne ,oi,'nl pa, encore ét.ahlies. S'il y avail eu, clans les campatxnes, sur le fauteuil du curé, un insliluleur national qui commentât le, Droits rie rnomme et l"almanach rl11Père Géranl, rléjà serait tombée de la tète des bas Bretons la crotllP dP la superslition, celle gale ùe l'e•prit humain. el nou• n'aurions pa, au milieu des lumières du siècle cl dela nalio•r, ce phénomène de ténèbres clans la Vendée, le Quimper-Corentin el le pays de La11jui11ai,. où des paysans disent à nos commissaires:• Faites-moi dune vile ,;ni - lutiner afin que je res,uscile dans lroi, jours.• De tels hommes déshonorent la guillotine; comme antrerois la potence était déshonorée par ces chiens qu'on av,it pris en contrebande, et qui élaienl pendu, avec leurs maîtres. Je ne conçnb pas comment on I eut condamner à mort sérieusement res animaLJx à face humaine; on ne 1>eutque leur courir sus, non pas comme dans une guerre, mais comm.e dan;: une chasse; et quant à ceux qui sont fails prisonniers, dans la di•elte de vivres dont nous souffrons, ce qu'il y aurait de mieux à faire serait de les échanger contre leurs hœurs du Poilou. « A la place de collèges de µrcc etde latin,qu'il y ail dans tous les cantons des collèges gratuits d'arts rt méliers. « • tme11011lsa mer à P11ris,afin de monh·er avant peu aux peuples et ,·ois que le gouvernement rf1J11blicain,loin de ruiner les cités, est favorable au commerce, qui ne fleurit jamai, que clans les r6publiques el en proportion rie la liberté d'une nation et de l'asservi.;sement de ses voisins: témoins, Tyr, Carthage, Athènes, Rhodes, Syracuse, Londres el Amsterdam. " Nou, avons invité tous les philosophes de l'Europe (l concourir à notre J,'gislalion par leur, lumières, il en ost un dont nous devrions emprunter la sagesse : c·est Solon, le législateur d'Athènes dont nne foule d'institutions ~urtout semblent propres à s'acclimater parmi nous, el qui semble avoir pris la mewre de ses lois sur des Français. Montesquieu se récriait d'admiration sur les lois fiscales d"Alhènes. Là, crlui qui n'avait que le nécessaire ne payait à
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