HISTOIRE SOCIALISTE 1:.!i5 o!Treà la patrie un bataillon au delà du contingent, Jean-Bon Saint-André témoigne du civisme du département du Lol : « L'esprit qui règne dans le d,.·p:1rtement <lu Lol, le civi,me el la fermetü de l'admini,lration du do parlement, l'ardeur des citoyen,, t•l surtuut dr la classe laborieuse, mettent cc département au niveau de ceux qui onl le mieut m,'rilé de la patrie. • Garr.1u au nom des représen lanls dans la Gironde el le Lol-el-Garonn,·, ,1 nne ~ur l'étal d'e,pril ùu )lidi des renseignements assez inquiétants au Comité ,le s1Iut public. A~en. le 16 mai : « r.itoyens no; collègues, clans les circonstances critiques où nous nous lrournn,, le; nais amis <lu peuple redoutent moins les efforts de, despotes coalisés au •ll'hors et des brigands réunis dans l"intérieur, que le, manœuvres secrètes •les intr-i,;-ants el des fé,léralistes. Les pièce, que nous vous enrnyons (ce ,ont •le, lettres de Vergniaud à ses amis de Bordeaux) sont !Jien propres à ouvrir le, yeux ùe la Convention nationale sur cette espèce d'hommes d"autant plus dangereux qu'ils ont eu l"arl de conquérir une sorte de popularité en perverti,,anll'opinion pu!Jlique. Le nombre de leurs sectaires esla,,ez considérable dans quelques-uns des départements méridionau;,t et ,urlout dan,; lés 1illcs maritimes. lis comptent pour eut une partie du peuple qu'ils f/11/ 1'9art!e, el la cla,s·' entière des modérés, des feuillants, des égoMes, des agioteurs, de, fripons et des ambitieux: de sorte qu"il n'nt pai rarr d"entrndre dirr, 1111:mr publiq11e111e11t1 que puisque Pari; t•e11t dominr,·, il (a111 ,'en sPparer et fun111·r des Blats particuliers. De là, la difficulté de procurer des armes aux recrues qui se rendent aux frontières. Personne ne veut s·en des,abir; les délégu ·, de la Convention nationale, qui les réclament au nom de la loi, sont outr;1gc•,, menacé,, traités de m"ratistes el de désorgani,ateurs. De là les défhnce, el 1,, 5oupçons, les violenr,,, et les voie, de fait, cet esprit de crainte el clïncertitude qui ralentit le courat;e, attiédit le z~lc et comprime l'élan du patrioti-mc 1crs la liberté. De 111,les débats les plus scandaleuî, les dilisions les plus aroigeanles, les injures les plus vives contre les sociétés populaires, les sections ,rune même ville, d"un môme département. Chacun tient à tel ou tel varti, et la guerre civile n'est pas loin d'éclater avec f11re11r,si la Co11ve11tiu11 11aliu11ale,q11idoit enfin étouffer toutes ces haines, ne prend les mesures le, plus pro111plespour les prévenir. • )!ab, citoyens, ce qui rend ce nouveau danger plus réel, plus imminent, c'est celle foule de libelles qui circulent chaque Jour dans toutes les parties de la République. Des folliculaires sans pudeur, à qui l'or d~ l.l naliuc a été traitreusement prodigué pendant si.x mois, continuent à vomir leur poi son. Ce n'esl pas tanl contre vous, membres d11Comité de salut public, dont IL~ ne cessent cependant de calomnier les intentions parce que vous faites allerla machine, que contre les commissaires de la Convention nationale, en-
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