Jean Jaurès - La Convention

HISTOIRE SOCIALISTE 1267 mai, la Ré\'olulion parbienne ne s'en Lenail plus à la menace ou 11 !l'incer.- lainrs ,elléilt•s, qu'elle s'organi5ait pour frapper. '-i la Gironde étai l t'lourdie, elle Hait bra,e. Elle gémissait ou clédamait dt•puis tl,•, mois sur le, massarrrs dont elle Nait menacée; n,ais rr n'élail pa, par 11rur, c'était par politique. Elle Youlail surtout d i5crédiler aupr~• 11t•sdépartements el d(•noncer •••s arlwrsairrs dr la ~lonla,:ne. ~l~me quand rllr anit de, pres,enlimrnls ,inislre;, comme ceux qoe laissa apparaitre Yerg-11ianddan, une lellrP à ses amis de Dordcaux, elle ne blèmi,sail pas, ri ell" gardait je ne sai, quelle confiance ,·anilcu-e el noble en J'.l\'enir. Dan, ,on numéro clu dimanche 5 mai, /1• Patriote (rancai,, analy,anl l'étal de Paris, signale tout en,cmhle el hra1<' le pt'ril. • La fcrmenlalion r,•,louble et le, agilalenrs mellenl en jeu lr,u, leurs re,-nrt,. On rric ,tans Ioules les rues un inf,\me lillelle contre une part11•de la Con\'enlion, a1•ecces mols pour litre Pl pour ref'rain : • l/e11de=-,w1"nos • di.c-/11111(l'lmt,. foute=-111111~te cn111p,el gare I,• /J'ih1111rlih-ol11liuwu1ir1• • ri f'1111,eLF. GULLOTI,E. On parle de Loc,in, on annonce u.. nounll,·- pl'lition,; on ùil qu'on ne march,•ra pas COlllre le, rclwlle~ ,i la Comenlion n·l'st pa; purgée, si elle ne li\'l'l' pa~ tels et tels mcmllrcs. On profile surlout de l'agilalion qu'e,cile le nouvrau recrulemenl, N des dilbion, qui ,'élèvent sur le choix ùu mude, et ceu, qui ne ,enlenl 1,as partir -ont ceu, qui crient le phi- haul. ll e,t ai<é d1• rni,· qu'on ;,répa,-c 1111 1wui·e1w 111011re,11t11/. Li·, ;wll'iu//'s dofrr11t-il, te redouli'r:> .\'011, ils doh-1•11/ 111.:mr 11• d,C.-irrr bii-11 plu, qur ,,,, 1111ln11·,.JJe;mis lmp I 011gtn11ps Ir ,·11,11bli<a11i,111e ·/ l't111arcl,i1•wnl en p,·,:.,rnce 1·l n'unl fait, pour ain,i dire. qu·unf' Psta1·11101,r/u·; o•t ,·tut 11é11il,/i• 111• peul plus .,r protonurr: on 11011~pr1'se11teun w111h11/ à 11/f/1'/, 1•/, bint ! arctpluu,·-le; .,i llfJU.'i .,011u1u11; ,:ai 11'Jllf'lll's, ln ,.,:1,uhliqu1• t ...., s,all',:f'; .,i 1Mu.; .,ucco,nho1t.,, /1•s<1,:p,1tb'11lt>11ls -.tJnl à : 11ou, auron, dt•, i·r·ny,,u,·,; /11n,:publiq11e aura dr, ,auveurs. l~°sl-requr la l/,'p11b/1q11e,eu/ pérù-1 • ,l/ais 111111< raincron<. /llp11blicaù1,·, sente~ vot,·r /r11·,r. Quels ,ont vos em11•mi,} Cnc b"ntle de for,·enés déclamateurs, Achilh•s il la lrihunr, Thersites au combat; une poi::;ni·ede cons pirateurs de raves, qui lremlllcnl rw'me (1 la vue de leurs propres poignards; un ramas de brigands ,ans cou1·a~1·,intrépide, massacreurs dans les prhons, mais donl les yeu, n'o,enl re11conlrer ceux d'un homme de cœur; enfin un vil troupeau ile n i,t'r.ihl,•,;, que la ôoil' du pillage réunit, que la pluie dis,ipe. Quels sont ,6s amis·! La grand,, majorité d,~la Convention, la grande, l'immense majorit6 des habitants clr Pari,, fatigués de l'odieu,c et ridicule t~rannie de ce, ~lazaniels en mini;lturt•. Jlèpulllicalns, soyez prêts. • On dirait que la Gironde désire la Julie et à fond. Louvet, dans une brochure publiée chez Gorsa,, dénonce toute politique de conciliation et de transaction : .- Nous sa~ons que des hommes, dont nous respectons les intentions,

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