Jean Jaurès - La Convention

Il JSTOI Il E SOCJ ALISTJ; On ,·oil les prises terribles qu·a,ail la Commune cl comment elle pomait inlernnir dans les section;. Comme les ennemis de la Gironde étaient en elTel ceu~ qui poussaient le plus actilemenl le recrutement pour la Yendée, comme ils voulaient appliquer avec ,·igueur lïmpr.t progressif pour créer des ressources en vue de la guerre, el comrne, au contraire, les bourgeois modérés hésilaienl, se rsfu$aienl à demi, il élail facile à la Commune d'intervenir au nom de la patrie cl de la liberté, et d'q,ournnlrr srs ad,rr,aire,. Le 7 mai, les députés de la ,eclion de l'l,;nité reYiennenl it la Commune. • Ils annoncent au Conseil gén,'ral qu'il, ont fait brûler une diatribe dirigée contre le procureur cle la Commune et déclarent qur ce citoyen el Je commandant général n'ont jamai, prr,lu la conftance des hon~ cil,,yen:; de cette section. « Le Conseil nommr d,,ç c,m11ni>S11 ire, pour (oil'e lrver fr, .,CP/lés apposh mr le comité de s11r1:eill1mcrdr rP//r section, en rhablir le, 111r111bl'PS dans le11rs(onctions el (aire arrl'lel' les cont,•,.rh·olutionnaires. « Un membre fait part au Conseil de ses rélle\ions sur l"élablissemellt des comités révolutionnaires, qu'il regarde ccmme prématurés et ayant des pouvoirs trop étendus. li désirerait qu'il fùt fait une pétition à la Conl'ention nationale pour qu'elle sanctionnât la création dcsdits comité~. • TJnautre membre s'oppose à celle mesure. Il pense que la suprême loi, le salut du J)PllJJlr, e\ige le maintien de cc, comités qui so11lles foyers du patriotisme, composés en général des citoyens les plus purs el qui sr sont distingués davantage dans le cours de la Révolution. 11 demande qu'il soit pris les mesures les plus rigoureuses contre ce m qui YOudraient po1ter ~tteinte au, comités révolutionnaires, el mème que l'on melle en état d'arrestation tous ceux qui ont osé ou qui oseraient apposer les scellés sur lesdits comités. Le Conseil adopte les propositions faites par les autres memlll'cs, et arrête qu'il sera nommé des commissaires pour la rédaction de J'arrèté. Ces commissaires sont Lubin, ~lillier et Louvel ... (.llonileur.) » Le 5 mai, la lutte était engagée dans la section de Bon-Conseil.• On y en l'oie deux commissaires pour rétablir l'union; on nomme de plus des commbsaires à J'efîèl de se transporter aux Jacobins, à la Soriété frater11elleel au\ Cordeliers, pour inviter les membres à se rendre dans leur section, et qu'il sera délivré des cartes de citoyen sans qu'il soit besoin de montrer une q11itta11cPd'imposition. • Le 6 mai, Chaumelle requiert « que lanl que le patriotisme ne dominera pas dans les assemblées de sections, le Conseil général ne tiendra pas de séance le dimanche soir el jours d'élection dans lesdites sections; que Lousles autres corps administratifs seront inYités d'agir de même afin d'augmenter dans les assemblées de section le nombre des véritables amis de la rcpublique. ( Chronique de Paris.) • La Commune concourait ainsi àassurcr dans les sections la prédominance

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