IIISTlllBE SOCI 11.l'\TE croire que les moclérc:-, l<•sbourgeois, Ir, proprié taires, lf•s rentiers, les co111mis, toulr la clienl~le sociale de la Gironde ,11la icnt rem:,orler, tant il, arri- ,aienl nombrcut, c,Jofiants, ngrt'.. ,if~. Ils nt"rerulai('nl (•th de\"anl la l11ll 1• ,iolentc, et tous les jeunes gens bien nourri, du haut négore sr Oallaienl, n,·rc leurs gourdins, d'a\"Oir raison du prulét.,rial miséral,le. l.a loi du rrcrntemenl a,ail produit un c!fel in 1ltcnJu. Co1111w'tl le al,anolonnail au, f'ilu)en, 1,•11nisdans le, sections le soin d'en O,er le mo,lc , tous ,·y pre-,aienl afin de faire prèniloir, ,'il (•lait poisihle, le ~)slème qui I,•m -erail 1!• plu, fa10rahle. Serait-ce le tirage an sort, ou la réquisition I Le remplacement, aulori,é par la loi, ,crail-il pratiqué ,•n fail, el dan, quelles co nd,tions·? Lor,-que le dép,,rtrmenl de l'lléranll, dont les Yue s furent commn11iq11ée, à la Cull\enlion le :!7 a,ril, el comerties en dccrd µénéral le ~, mai, prori ,ma qu,' les nou,eau, ,ohlals devaient ètre dc,ig nés par lrs ci loi en,, il ne rarha pas que rnn hul él.ail surtout d'obliger le , riches à rnarl'11cr. I.e mémoire aùrcsséùe .\lonlpellierà la Convention par les autorité, admini,lr,lli\e, di,ail : • Le d~partcmcnl ,le lïlcraull Yicnl tle faire un rec rulcmenl con,itlérahll', On ne doit pas dissimuler quelle en est la compo siliun ... La plupnrl <le, recrues sont des hommes de remplacement qui, p ar l'appO.l d'un sal,tire ,•ùnsidérablc, se sont déterminé, ü quiller leurs foyers ... On 1>roposeque les nouvelles Ic,ée, soi,•ut Cormi•e, par Yoie de /ï11dfra1iu11, c't•,t-à-dirP en ndr,•,- :;aul des ré'lubilion, dir,'cle, cl per,onnclles aU\ citoyens reconnus pour les plus pall'ioles cl les plus propres par leur cour Jge, leur carad~re cl leurs moyens ph) sitllteS il sen ir ulil1•me11l la l\épuhlique daas ce 111on11·n lde danger. Ln liste des citoyen, rc-1ui, ,cra aflkhèc ùa 11, lo il'• l,•s -uciclts pupulairt''· » Lr rapport de llarère, du ;; mar,, prtci-a bien q u'il s·a~i-rnit d'éltndre au, citoyens riche., la char 0e que jusque-là I,·s citoyens pauHes supportaient prc,,1ue >Culs. llari·rt rilppclle que • ju,qu'à cc jo ur la cla,se la moius ai•c<', les l1-1\Jitanlsdes camp:1~n••s, le, arlisans d•s Yillc ,, 011l,upporlé le poids des fatigu,!- el des dangers; que Lous le; ci1oyéns du ivcot aujourd'lrni les parlilgcr, que les proprièlairrs cl les citoyens qui o nt d,•,; prof(%ions qui peu- , cnt i,lrc ,u,µcndue,an'c le moins d'inco1Hénienb, doivenl s'emprcs-er d'augn11•11lcrla force ùe rarm ·e el d~ porlcr, ùa,r, le;; d épartements où la rèlJelliun a cch1l!', l'c.,emple du courage el de l'amù ur de la patrie. • Cl le Comité Ù•' salut public, dan;; une circulaire, disait : , Les rcprè,enlant, du peuple rappelleront au p euple lrançais que lrès lougt,·mps, même depuis la llévolulion, la rie hes se oisive a su s1' soustraire à la fatigue cl au, dan,;cr;, et en a laissè tout le p oids à la cla»e la moin, furlunée; qu'aucun citoyen ne doit ,e soustraire a u senice pcr,onucl •· C'était très ncl; mais, du coup, les riches étaient ~limu lès à ,e précipiter dans les seclious. Peul-être ils maintiendraient encore p our une large part le
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