HISTOIRE SOCIALISTE 1221 suffisent à le• animer d'un mouvement hôroïque ! Leur faux é,êque d'Agra leur dit qu'ils traverseraient indemnes le feu de l'ennemi, et les voilà qui se jellent pres 1ue sans armes sur les patriotes puissamment armés. Les curés Leur montrent trois vieillards auxquels pendant trois jour; on a serrô le cou avec u11fil : c·est la trace du couperet de la guillotine, Dieu a recollé leur t,\le sur les épaules de ces braves gens, el voici les paysans de Vendée qui insultent à la mort. Non naiment, ces simagrées el ces mensonges ne peuvent prévaloir contre la force el la vérité de la Révolution, el s'il n'y a d'abord qne làlooneFu~u. VENDÉEN. {Photographie prise cbei le eitoyec Léon Birot, à Parthenay.) ments ou débâcles, si Marcé est écrasé à Pont-Charrault et doit se replier en toute hAte, si Quélineau évacue précipitamment Bressuire, livre Thouars el se livre lui-même avec son armée, c'est parce que l'ombre de la lrabison, après avoir couvert les vastes plaines uniformes de la Belgique, couvre les champs vallonnés el morcelés de l'Ouest. Quélineau ne fut-il pas l'ami, le lieutenant de Dumouriez7 En vérité, les généraux ne trahissaient pas. Mais eux-mêmes ils étaient troublés, déconcertés par cette guerre toute nouvelle et qui ne ressemblait à rien de ce qu'ils avaient vu jusque-là. Ils s'allendaienl à dissiper sans effort des bandes errantes de paysans armés de bâtons el de fourches, el voici que les hales se hérissaient de fusils meurtriers, qui visaient lentement el s1hement, voici que les paysans, le plus souvent dispersés, se rassemblaient sou- "''· 318. - HlSTOIRI SOCIALISTI. LA CONVBNTIO:i NATIO:-iALE, LIV. 318.
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