Jean Jaurès - La Convention

lllSTOlllE SUCl.\l.lSTE 1~17 « La Montagne a besoin du peuple: le peuple esl appuyé sur la llo11t.1gnc. On cherche à nous effrayer de Ioules les minière,. on ,·cul nou~ faire ,·roire que les Mpartemenls méridionau, ,onl le, ennemis iles Jacobins. Je 1011, dt'ciare que )larseille esl l'amie éternelle de la )lonlagne; q11'11Lion les patriotes onl remporté une victoire complète . • Je me résume el je dema11de : que les srction, lèvent une armée suffisante pour former le noyau d'une armée ré1olulionnaire qui enlratnr lou, les sans-culolles des 1léparteme11ls pour exterminer le~ rebelles; • Qu'on lè\'e à Paris une armée de ,ans-culolle, pour contenir l'ari-locralie; • Que tous les brigands dangereux, que Lous les ari,tocralrs soicnl mis en état d'arrcslalion; que les sans-culolles soient 1aiés aux dépens du lré-or pul,lic, qui sera alimenté par les riches el que celte mewre ,'étende dars Loule la République. • Je demande qu'il soil dal,li de, forges sur loules le, places publi1111es. • Je demande qur la Commune de Paris alimente de toul son poµvuir le zè'e ri'volutio1111.1iredu peuple de Paris. • Je demande que le Tribunal révolutionnaire fasse son de,·oir, qu'il punisse crtix qui, dans ces dernier, jours, onl bla~phémé contre la Répuuli1p1r. • Je demande que ce tribunal ne larde pis à raire subir une punition e,emplaire à certains générau,, pris en flagrant délit, el qui devraient déjà Nr,' jug~s. • Je demande que les sections de Paris se réunissent à la Commune de Paris el qu'elles balancent par leur inOue~ce les écrits perfides de journalistes alimentés par les puissances élrang~re•. • En prenant toutes ces mesures sa11sfournil' a11c11npréte.rtededire que vous avez violé les lois, vous donnerez l'impulsion aux départements qui s'uniront à ,·ous pour sau,·er la liberté • ( Applaudissement,). Ainsi, de mi'me qne Rob espierre, loul en e,cilant les san°-rulolle~. voulait les empêcher de déclarer une guerre fonrtamentalc à la bourgeoisie el à la propriélé, il voutait tendre tous les ressorts de l'action ré\"olulionnuire, mais sans briser la l~galité. Vi-iblemenl, il a encore le désir pa,sionné de ne pas entamer la Convention. Le peuple, al'ec ses comités ùe surv,·illance institués par la loi depuis le 21 mars el chargés de veiller au recrutement d'abord, puis à la le\'ée des ta,es de gnerr~. arnc le tribunal ré\"olulionnaire, a,ec les armées révolutionnaires, avec l'appui de la majorité de la Convention, pourra annihiler l'influence politique de la Gironde sans violer la représrnlation nationale; seulemeut, pour cela, il faut qu'il use, avec une 1igueur extrême, de loules les forces qu'il a en main : il faut qu'il ne pcrmelle pas à la contreré1olution d'envahir les sections, de fausser l'outil, par excellence, de l'action réYoluLionnaire.

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