Jean Jaurès - La Convention

HISTOIRE SOCIALISTE a·1imail Dumrynricz. J"pmprunle au rrpn'sentanl Thiha11•lrau. qui s'e.,L as,r, montré notrP ennemi pour cp1'on nr pui,,e p1s l'accuser <lt>parlialiU• c11 f1veur ,1,,Banlon, 1,, récit qne fil ce d1•rnirr dans crt1,, circon,tanre : 11 Hu• " mouriez a de gran,b lalPnts 111ilil1irrs et la ronllance de, solll 1h; il f',t. sur• « lout dans rel in,tant, lrè, nécess tire à l"armt1r. li a eu des torts très gra,e, • dans la Belgique; le 1léerd dll r~uni,,n a contrarii, ,,,, i1lce,. li manifo:;te ,1,,, • principe, politique, souv,•nt contraires à cru~ de la Conventi ..n. Il ;,•lai, • prrrnadô qu'il appartenait it lui srul llr 11iri1terles 1(llolt1litJus de la U 1- • gi 1ue et ct,, la llollandc. quïl Youlail élri-er comme ses enfants, el à ~1 • manirre. Il aime à être can•s,é. Il a été rnlouré d,· n,tteur,; el d'intrigants, « surtout d'anciens n\\·olutionnaires du Brabant, qui lui ont fait fairi• ht>au- • coup de ,;otlises. Lors de son retour it Bru, ..lle s, dans CP moi, 1111'mr. il a • réintégré dan, leur, ronclions le, mlmini,traleurs prov,soires destitué, en « vertu d'un arrêl des représentants du pruple en mission. li a fait,, A111rr:; • un empruul en ,on propre nom. li n·a ni pour les commissaires de la Con- • vention, ni pour la Convention elle-même, le respect gui leur c,t dù. Il a • dil qu'elleétailco nposée moitié d'ignorants, moitié de scélérats .. \ rc.x,·mplr « de leur l'hPr, les autres gêné raux se permettent des plaisanterie, amère, • sur toutes les opérations du i:ouvernement. Celle conduite répréhrnsihlc « a une i,,nuence l)me-te sur l'opinion de l'armée. En présence du repr~sPn• • tanl Gos:;uin, auquPI on ne faisait nulle attention, les soldab ,'écriaient : • Voilà Dumouriez, notre père! :Sous irons partout où il ,oudr.1 ... » lb se « vressaienl autour de lui, haisaienl ses main~, ,es hollc, et sou chc1al. • Or, il est él'ident que c'e,l la séance du :/6. Le Comité de déren,e générale, renou,elé le 2:,, comptait p trmi :;es membre, Dan ton el camus. li tint sa seconde séance (la première cltecti ve) le 26 à midi. Or dans le procès-l'erhal de celle séance je lis : « Le ministre de la guerre communique une lellre du général Dwaouriez relalil'e à la situation de l'armée de la Belgique ... - Le Comité, après avoir délibéré sur cet o!Jjel, arrête que le Conseil e~éculif se retirera pour délibérer de suite sur les moiens tes plu, prompts et les plus efficaces pour porter ,ecours (1l"armée de Belgique, et que les deux commissaires de la IJ,,Zgique a1si>lero111à la délibération du Com·lé exécutif pour l'aider dr·s re11sPi3nements qu'ils sont à portée de lui donner. » Ces dcu, commissaires, ce sont él'iliemmenl Oanlon el C1mus; d'ailleur, le procès-,erbal de la séanc,· lenue le 26 mar,, c'est-à-dire le soir du même jour, par le Conseil exéculir, commence amsi : • Tous les meml>res présents, le Conseil e1éculif provisoire délibérant. ~ur la situation des armées françai,es daus la B,•lgique, en pré.<eucedes citoyens Camus el Da11/on, membres du Comi lô de salut public d,• ln Coll\enlion nationale. il a été arrêté, etc ... » Ainsi, quand ~ortimer-Ternaui, abondant dans l"accusation girondine,

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