t 178 IIIS'l'OlllE SOCIALISTE aur,,it {•lé à Paris le 23 au 11l11lsard. Il semble indiquer, dans son discour~ du I' aHil, qu'il a perdu un jour au départ. En aclmellant donc qu'il ne soit parti que le 2"2, il aurait cl() arriver au plus lard le 21. Ceci coï11cidPrail de raço_nn'marquable avec les paroles prononcées p_ar~larnl, à la Convention, le 29 mr,rs, el qui panti,sent a voir échappé à i\lorlimer-T,·rnaux : « Us nouvelles dé.saslreuse; ,enues de la Belgique 0111fait craindre à brauroup de patriotes que. "i l'on nr prenait à l'instant les mr"urcs le, plus grandes p,1ur empêcher que nos soldats ne soient (•gorgés dan,; la Belgique, le sang dr nos frères ne coulàt. Je demande que Danton, qui est ici depui, ri11q jours, el qui, à mon gra111léto11nrment, n'est pas encore venu vous d - noncer relie malheureuse $itualion, soit entendu sur-le-champ.• Cinq jours, c,•la nous reporte précisément au 21. Une fois arrivé, Danton tarrla-l-il à se présenter au Comité de défense générale? ::fous ne 11011,ons nous autorhrr de ce qu'il u rlit le l" avril pour affirmer qu'il y alla dè, le lendemain. Car ce pa,sag,• llJ son discours est lrOJ>µ-ro,sièremenl altéré pour qu'on ,,n puisse rien conclurn. 'l'o ute la len,lance générale de son raison,11ment e,t pourtant de dire qu'il est allé, amsilùl re,·enu et reposé, au Comité de déf'rnse générale. Il rappelle ce qu'il y a dit: • Dl·, IP lenrkmain (?) je ~uis allé au Comité, cl quand on vous a dit que je n'y ai donné que de faibles détails on a encore menti. J'adjure tous mes coll,',:ues qui étaient pr•1senl; à celle ,éance : j'ai dil c1ue Dumouriez regardait la Convention comme un ramassis de 400 hommes stupides et de 300 scélérat, Que peul faire pour la llépubli11ue, ai-je ajouté, un homme dont l'imagination est fl'app6e de pareilles idée;? Arrachons-le à son armée. :'i'esl-ce pa, cela que j'ai dit? " PLCSIEUl1S )IE~IBRES DE LI ~!ONT IG1!E. - Oui, oui. « Il y a plu<. Camu,, qu'on ne soupçonnera pas d'être mon partisan individuel, a l'ait un récit qui a confirmé le mien, eL ici j'adjure en,·orc me, colli'·gues. Il a fait un rapport dont les détails se sonL truu,és presque identiques a,ec le mien. (( - C,.la est vr:1i. » C'est évidemment à cette séance que ,e rapporle le récit du co1nentionnel de la Sarthe. llené Levas,eur. Ecrits en exil, trente-six ans aprrs les événement. et par un oclogénaire, les .llé>,wires de Levasscur sont admir.,- bles de netteté, de précision, <l'élan el de force. "Quoique je ne fusse pas membre de ce Comité (de dérense générale),j'assistai à ses séances ainsi qu'un graocl nombre de mes collègues, avides de 1·ece.- voir des uouvelles <le, armées aussilôl qu'elles parvenaient à Paris. Plusieurs ~lontagnards et moi-même nous allaquàmes ,i~oureusemenl Dumouriez, contre lequel nous aurions ,uulu \Oir lancer un décret ,1·«ccusation. Robespierre était de la même opinion. Danton et Camus, qui venaient de /'armt~. sa11s avoir d'avis, nous peignirent la situation véritable des allaires et l'esprit qui
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