IIISTOlllE sor.1 \LISTE (' J'avoue qut' l'on emplo~a <Juinze ou Yingt ~éauce~ bien inulil(\menl pour se cOnl'aincn• r1ue Oanlon rl Lacroix voulaient e,ploiler ,eub t,,u, lt>s prulit, el arnnlagr, de la conq11,'le rapif!P rie, Pays-Ilis; tandis quP Gt•nson né cl son I arli cherchaient, de leur cillé. à uwtlre de li,ur borü, el sous leur uni11uc influence, le rni1111ueur ,1., Jcmmapes. • A tm,cr, loulrs ces conlradil'lions cl variations ne Barère, il apparatl ,lu moin.; a,ce cc, Lilude qu'à la fin ùe mars 179:l il él:iil loul dispo;ti à accueillir Ir, accusations portées ronlre Oanlon aus,i 1,irn que celles porl1\e, contre la <11ronde. L'c;wiL ,·oucilianl ùe Barère avait cleu, face,, une face Lienveillaut,· et une face ho,til,•. T1111lôill ronciliail <leu, forces opposée, eu rcconnai:;sanl lt•, :-en ice, de l'une el de l'autre. Tanl•)L il les conciliait en impu anl des méfdh t•galemcnl à l'une cl à l'autre, cl -elon les ev,·•,,1·n1<'11l,c.'e:-l l'une ou Ll11l1·r face de ,on esprit « conciliant • rp,i a: parais,,dl. Danton, en 111ars 170:!, ayail lieu de n'douL<'r la face hostilP. Ji> ne ,ais sïl po11\ail compter à rond .,ur Robespierre. Sans doulr, celui-ci, le soir ria l" a, ril cl quand rlt'jà Danton a ga!(né dernnl la Co111cnlion une grnnde bataill,•. parle all·c 1:lll!;e dn patriote, mais je ne Yoi, pas qu'avant celle épreuve rlt'ci,ive il ;,il liil un mol pour enrourai:er llanlon et I our le défendre. Robespierre lro111ait -ans d.iule que c'était déjà trop pour lui de s'è!re compromis un peu ,•ans ,on di,- ro11rs 1l1112 mar,, par un l<'moii(nar;e lie confiance, $i ré,eryé fùl-il, à Dumonrie1., et, dans le secret ,le son àme· profoncle el un peu lroublP, où des jalou,iPS inavouées se mélaienl aux 1wn,ées 1,•s plus nobl,•s, il n'Nail I oint fâché sans doute de ces im1iru,lence, qui, sans perdre enrore Danton, le diminuaient. J'ob,erve qne, quelques jours apr/>,, ,lans son rli<cours rlu 10 anil, Robespierre produit ses griefs contre la Gironde, il propos de Dnmourie1., ,ou, une telle forme que Danton en e,t alleinl : • J'ai entendu, comme beaucoup de mernhrcs de celle a,,cmhlée l"onl pu faire, Yerg11iaud prétendre que l'opinion politique de Dumouriez était indifférente (,llurmures), qu'il était nécessaire à la cause rle la République, 1.lformures prolongés.) • YERGxurn. - Je 1ous donne un démenti formel. " t:N MEMBRE. - Et Danton? Que nous a donc dit Dan/011? • - li n·y a rien cl"élonnant il ce qu'un commissaire à l'armée ail pu être trompé un moment sur les des,r•ins de Dumouriez, qu'il ne '""yail que dans ses fonctions, au milieu de ses troupe,; mais ce qui doit étonner, c'est que .-eu, qui étaient en relation, hahituellcs aYec lui, c'est que ceux qui ont marché à $CScôtes dans la carri<'·re de la l\é1·olution n"aienL point lroU1é de quoi laire leur opinion sur le compte de cc général. » · Ainsi présentée, la défense ae Danton est lr/>s faible. li connaissait au moins autant Dumouriez que la plupart des Girondins. El je me demande si déjà Robespierre n'avait poiul recueilli, dans un obscur repli de ses haines
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