117:! IIIS'l'OlllE SOCIALISTE mis e,térieurs si nos ennemis intérieurs peuvent impunément lever la tMc au sein de la France. • Il faut donner la chasse à tous les aristocrates; il faut que les département, fidèles tombent sur les départements gangrénés ou corrompus; il faut que les défenseurs de la patrie marchent sous des chefs patriotes; el pour cet elTcl, il faut destituer tous les générau, su,-pecls et tous les citoyens qui ont sou:-crit à des actes d'incivisme ... « ... Il faut, en un mol, que la nation se lève, el qu'elle eAlermine ses ennemis, en respectant se11lement la ,·eprésentalion nationale. » Le lundi 1'' avril, aux Jacobins, il insiste : " Il faut trouver le salut de la patrie dans le génie du peuple el dans la vertu de la Convention. « - Dans la force du peuple, s'écrie un membre. " - Je ne parle pas par interprète,je ne dis que ce que je veux dire. La !lé• publique ne peul ~lre sam·ée par une boutade, par un mouvement partiel el inconsidérc. Il existe encore, dans ce moment, une ressource à la lilJerlé, c'e,L la lumière, c'est la ,érilable connaissance des moyens de salut, etje vous di,, dans la vérité de 111011 cœur, que la plus fatale de toutes les mes11resserait de t·ioler la nprésentation nationnle. • Ainsi épurer les armées, organiser sérieusement dans les sections la surveillance des menées contre-révolutionnaires, inviter les départements patriotes à cnrnyer des forces dans l'Ouest, profiter de la crise. pour discréditer la Gironde el lui arracher tout pouvoir politique, toute influence dans les comités, sans l'exclure toutefois de la Convention el sans faire brèche à la représentation nationale : ,·oilà la politique de Robespierre : el le Patriote fr,111çfli, qui dénonce l'appel au~ départements patriotes comme un signal d'asrn-sinat, oulJlic que les patriotes vendérns demandaient, en clTel, des secours à Lous les rholulionnaires des régions voisines. Au fond, Robespierre n\'ail. dans la nou1clle crise, la même lactique qu'avant le Dix-Août. Alors aussi, il déconseillait la ,iolence: il pensait que l'union, l'action légale cl concertée des patriotes obligeraient la Législative à faire tout son devoir, à convoc1uer une Con\'ention nationale qui, sans émeute, sans assaut aux Tuileries, avec Loule la force du peuple et de la loi, résoudrait le conflit de la Révolution cl de la royauté . .\lors comme aujourd'hui, il décom,eillail les • mouvements partiels•• c·e,t-a-dirc, au fond, l'insurrection, car il n·y a jamais d'insurrection totale. liais il ,e résigna enfin à la • boutade • du 10 aoül comme il rn se ré~igner bicnt0t iL la« IJoutatle " du 31 mai cl du 2 juin. :llais, que ce fùl par la force légale un par la fore<' insurreclionnellc, les Jacobins ,oulaicnl en finir a,·,•,: la Gironde•. Danton pournit t'lrn tenté, dès son retour à Paris, de ùonnt•r, lui au~si, à fou<\contre les Girondins. C'était pour lui la dhersion déci.in'. Il comprenait bien que la défaite et la trahison ùe Dumouriez l'avaient élJranlé,
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