Jean Jaurès - La Convention

lllS1'011lE SOCIALISTE 110:; la France, sonl menés eux-mêmes, sons s'en ,:ouler, par les Cordeliers. Les Col'deliers, qui ont l'air d'êt,•,, cachés dan; un trou de Paris, nt;gocienl avec l'E11 rope, et ont drs envoyi, dans to,1/es i,,s Cow·s q11iont j11ré la ruine de 1101reliberté; le fait est certain, j'en ai la prt•uve. • Enfin, ce sonl les Cordeliers qui, aprè,; a,oir englouti un lrône dans des Ools de sang, se préparent il verser de nouveaux flots de sang pour en faire sorlir un nouveau trône. Ils savenl bien que le côté droil où sonl toutes les vertus, esl aussi le côté où sonl les vrais républicains; el s'ils nous accusent BATAILLE DE N°RR.WJNDE, LE 18 MARS 1793. (D'après uoo estampe du Musée Carnavalet.) de royalisme, c'esl parce qu'il leur faul ce prélexle pour déchainer sur nous les fureurs de la mullilude, c'est parce que des poignards sont plus faciles à trouver que des raisons, Dans une seule conspiration, il y en a trois 01; quatre. « Quand le côté droil tout enlier sera égorgé, le duc d'York arrivera pour s·assPoir sur le lrône; el d'Orléans qui le leur a promis, l'assassinera. D'Orléans si•ra assassiné lui-même par Maral, Danlon el Robespierre, qui lui oul failla même promesse; el les triumvirs se partageront la France couverte de cendres cl de sang, jusqu'à ce que le plus hauile de tous, el ce sera Danton, UV, 3tL - HISTOJR& SOCIALISTE. - LA CO:{YE~TIO:'i'. LIV, 31!,

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