HISTOIRE SOCIALISTE 1147 hu,qna. Les patriotes sr t,.OIIL'èrentdune a,saillis sur tous les points en même l1111ps. • (Les insurgés) enlevaient de• armes, qm•lques munitions, s'emparaient des canons des châteaux N de ceu x qui bordaient les côtes de la nwr, cl de plusieurs milliers de poudn• el de boulet,, que le lieuten~nt-gén~ral Ycrleuil avait lai,~és ù leur disposition. Le toc-in sonnait dans toutes les commun,•, Le, prNres réfractaires étaient sortis de leurs repaire~, les rnleh des noùle, et des émigrés couraient à toutes ùridP, dan, les campagnes awc des chapelet,. lis annun~siienl le retour de lP11n mallrPs q11ide,cr11t/11in1Irnr la cùtr m·rc les .ln!Jlais. Les pr0tres rassemblaient les cullivaleurs égaré,; ils l•·s c,hurtaienl ù mourir pour le rétal.Jlissemenl de la religion de leurs père,; il, l,•ur montraient la couronne du ciel pour récompense de cette sainte crvi- ,a,le; ils bénissaient leurs armes en leur chantant des cantique-, en leur e,1,liqnanl ùes passages de !'Ecriture sainte qui, disaient-ils, avait prédit tout ce qui -e pas,ail. • 'l'oute la France e,t debout, leur criaient-il,; Patis mème • a vengé ,ur l'Asseml.Jléc nationale le martyre de notre roi. Coura~e. mes • arui, ! li faut rétablir son fils sur son trône. Le bras du Seigneur nous sou- • tiendra. Qui pourraiL al.Jandonner une si belle cause? La victoire nous al- • tend. )Iarchons ! Le Dieu des armées marche avec nous! Que peuvent les • impie, contre lui? • • Les 1wM,s n'avaient osé se déclarer d'abord. Ils attendairnt q11e les , /,us,., eus.seul pris une certain, con<isla11ce. Ils se co11te11tail'l1tde portN Ir r"'11t'de Jt>.,us à leur boulonnière, at·rc le chape/el, et d·as,fatn· aur ct'ri:mu11ie, reliqieuses v1't11s e11 paysans. lis ~e firent presser par eux de les co1,1- ,,,a,uler; mais ils ne le /irwt que lorsqu'ils u11ren1 avuir avec eu.c de, l10111mcs ,b'lt1·111ù1és à bien comballre. Ils eurenl l'ltypocri.<ie de se laissrr faire viol 11craL'onl d'accrpter le comma11de111e111, il• le laissaient de préfire11ce aux l,uurqeois de leur parti qui avaient s eri:i dans les troupes de liq11e.Ll's chefs 1111idiriqeaiP11/ les premiers mouvements f11re111des garde.<-cha.«es ou dl's ,:i,.,,x soldais. Tels étaie11t Joly el Savin, da11sle district des Sable, ... .liais q11,,,11/ les nubles t'irenl que les révoltés u bat1aie11tavec w1e ù1trépidité do11t Ir fa11atis111epouvait seul ln ,·endre capables, qu'ils se précipitaient s11rles c11tw11sdes rép11/Jlicai11s,qu'ils les 1urllaie11t en déroute el leur e11lecaie111 d,·s m1111itio11srt des arml'S, ils ne /,11/twd:re11tplus à sr ,·endre a11.ci11J'italifln, des Jlll!J.,ans,ils se mirent à leur ti'tr; 1/1,yrand, Sapinaud, L11Rocheja'ft1Plei11, IJonchamps, d' Elbée se joiqnirrnt à Saint-Pol, à C!to11p11es, à Verteuil; ces /rois demiers qui étai,.,11, en q11elq1œsorte, le rebut dl· la 110bfr<-e, s't1aie11t jetés parmi les allro11pés, dès le commr11ceme111.Ctt tres qra11d nombre de nobles qui n'avaient pas émiqré ne lurcli:rent pas à les inlifrr. » Ainsi h•s nobles &\aient beau se faire modestes el presque humbles. Il:! avaient beau se confondre par l'habit avec les paysans el adopter en signe lie
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==