Jean Jaurès - La Convention

IIIS'l'OIHE SOCtAf,ISTE anarchi.,les aurait•nl la pti·tenlion rle mettre la mai11 sur le héro, ,iclorieu, qui a -a11vé la patrie! • RobPspierre el Danton onl comblé <l'éloi;es Dumouriez, Uumouri••z que leur arni ~laral ne Cfs,e de peindr,• commP 1111tr;11lre. Cu111ouriez q11r le,; Jarohins ne re;senl de pour,uivre, ll11111ouricztlonl rha•1w· ,nccè, e,l r1'pri•-1•11lécomme une pcrfi<lir. Qul'I e:;l lc linl de celle nou1Pllt· ma-cara11t•·' Le ,oici: Uumouriez e,l trop ('levé par son romagc, par ,on génh•, par se, vicloirt'.-iau-dessus de la farli1111 anarrhi:-•lepour qu·cllt\ c~p;•r( 1 le rc·11H~r.;t\r. Eli,• croit, par dïntlignes Oa!(arnrric,, mettre dan, ,on p1rti 1111hommr qu'elle craint: rth> t,• n,1ll1· parc,• que Ir, héro, du :? ,<:plcmhre n'osent p1, S" mesurer a,rc le héro, du :?0 ,eptrn,hre; mais !Pur e-p(•rance esl folle: Dumourie:; ne ,11ller11p.as srs laurirr., aver /rur.<cy1irl>s, Dumouriez aime la gloire, il ,w ,onrlra pas parla,;rr leur i uramir. Durnouriez ainre la p ,tri,•, il la sau,·era ayec les républicain,, il ,w ,011dra pas la pcrtlrc a,·ec les nnarchisle,. • Déte,tahles paroles qui relrnlirent ,louto,rreu,emcnta11 cœur de D.1nton. C'est none chose convcnur- : Dumouriez ne peul être qu'à la GironllP. Ilérlam,•z-le hicn, ,; insensés! Gardez-le tout pour vau,, afin qur demain ,t trahi:;on ne soit qu'à vous! Dr même. qu'oppo,e l,1 Gironde. dans son en,emlile, au tribunal réYolulionnairc I Hien, aucune ob_eclion de princi1ie. li y a bie11quelques ar,;utic; ,mr le ch 1•ail ,le la pro ·é1l11re. \lais la Giron,le 11cdit pas. elle ne peul pa, dire q11e la Hévolulion mcnari•r llr toute pirt, n'aura pa, ,le rn11ren lrg 11 de se dérrntlrc. qu'elle sera réduitP ou à tolt•rer Lo11tesles inlrigurs co~lrc la lihert6 el la patrie, ou à en a' a111lonner la répression à la juslice a,cudc cl •an.dan te de la rne. Elle ne peut I as dire cela: el !'lie a,0ue m,'me qu'elle ne romhal pas le principe rlu trihnnal révolulionnaire; nrnb elle Sf nonne, par des chicanes nwlliµlié,••. l'apparence d'arnir y,1ulu Mstrmer la Ilérnl11lio:i. El puis, tout i1 coup, avec s1 légèret,·• accoutumée, elle se ré,igne, ou m,;me se réjouit. P0urquoi? Parce qu'elle a fait <'nlrer dan, le tribunal ré1·0lt1lionnaire un certain nombre d'hommes qu'elle croit à elle (Patriote Français, numéro tlu 14 mar,) : \ « Ce tribunal e,traordinairc qui, dans les I ues de ses inventeurs, devait être un instrumenl de despotisme, servira à consolider la liberté, en la défendant, rl contre les anarchistes qui la souillent el contre les ari,tocrales qui s'efforcent de la détruire. La composition de cc tribunal est telle qu'aucun patriote n'a à craindre les vices de son organisation. " Voilà la Gironde réconciliée avec le tribunal ré1olulionnaire parce qu'elle espère s'en servir coutre les Montagnards! ELquel, sonl le, noms qui la ras1urenl ainsi? 0 ironie I l'homme désigné comme substitut de l'accusalcur

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