:Il:?:.> IIISTOll\E SOCIAI.ISTK qui n "élait·nt pas non plu~ de simµlc, in-lru1111'nlsentre ses mains. Ils avaient trop on lrop peu de pournir. B"1nlrc pari, Il• Comité de défense gén(•rale, qui élnit formé de trois nwmhrcs dus par chacun des ~epl comités de la Convention, el qui siégeait depuis le 1 janvier, avait deu, di'lhuls aux ycu ~ des trois grands révolulionnairc,. D"abord il était dominé par les Girondins, qui arnienl d'emblteafilrmé !Pur primauté par la nomination de Kersaint comme président, de Rrbsot comme ,ice-présidcnl, de Guylon-)loncau cl de Fonfrède comme ,ecr,·- laires. Toul récemment, le ,1 mars, c·est Pélion, de plus en plus lié à la f.ironde, qui arnit été nommé président. )lai, surtout cc Comité avait r.1it prt'll\'C d'une incohérence, ù'uuc incapacité de vouloir Mplorable. Il avait fiollé sans ce,se cnlre des politiques contradictoires. Lr Cnmil~ de défense fui-il paralysé, en janvier el fénier par la lutte de Danton et de la Gironde? C'est ce que B1rère indique dans un passage de ses .lle11wù·Ps, mais où abondent les inexacliludcs. Ses souvenirs étaient élran- ,::cmenl flollanls ol vagur,. li écri\'ail, il est vrai. à plus de trente ans ùe distance: mais il semble, puis11u'il ,e réfère lui-rn,'me sou,·enl au Jlo11itr11r, quïl aura il pu le consuller. Il accumule les erreurs. Il dit dans une note sor le Comité de défense génërale : • Les é,(•nemenls se pressaient dans la gu<•rre de llrlgiquc; nos généraux faisaient re,-embler celle guerre à une simple promenade militaire, surtout depuis la bataille de Jemmapes, oü la bravoure des volontaires nationaux el de ceux de Paris principalement emporta de vive force des redoutes formidable:;. Pendant ce temps, les séances du Comité de dr'frnse glnfrrde, qui se tenaient au cou1·enl des Fruil !anis, occupaient l'allention des principaux député~. Ce Comité, dont on a trop peu parlé, avait cependant rendu de grands senice,, d'abord arnnl le Di,-.V,ùl. et ensuite dans les mois de no,emhre et décembre 1i!l2, jusr1u'à la formation ùu premier Comité de salut publir, lP, :, auil 1793. Le Comité de défense générale s'occupait de préserver nos frontière, méritlionales des allaques des Esp1gnols, et il régularisait, autant •ruïl était possible, la marche des armées et des contributions de guerre en Uelgique. • Si ce Comilé ne s'était occupé que de ces cieux objets, il aurait fait plus de bien; mais, au muis de décembre, il appc la tous les généraux à Paris et laissa tout stagnant dans les armées ; enfin il prépara mollement les armements el les approvisionnements pour la grande gueHe qui nous menaçait au printemps de 1793. Ce qui annula encore davantage ses opérations, c'e:,t une discu•sion très passionnée el ineüricable au sujet des correspondances étahlies par les générau, avec le Comité, el surtout au sujet des intelligences secrèl~s que l'on prHendail avoir élé entretenues depuis plusieurs mois avec le général Dumouriez, qui av ail les principales forces à sa disposition. • Alors on vil s'engager, dans le Comité de défense générale, la discus-
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