IIJSTOIRE SOCIALISTE 1115 Enfin, comment des hommes lé!(crs, ,elon lui, cl inexr érimenll"'• o~aicnl. ils ,ubsliluer leur initiative à la sirnnc dans l'application des grandes mesur,·s réclamées par lui? Oui, il a\'aJt dénoncé Dumouriez. Oui, il avait écrit t,• 20 janvier:• Si nous voutons ue p,h Nre ,·lt'rnellcmenl victimes dPs trahisons ùrs chefs de nos armées, ou non, tlonc enfin lt>s yeux el comprenons une foi, que c·csl le comble de la foli,, de meure à ta l~le dPs soldats de la liberté le, ennemis de la lihcrlé, el dl' fair,• comman,icr des lroupcs révolutionnaires par les ennemi, im placalilcs dé la llcrnlution .. \11,,i, renvoyuns sans ménagements cl générau, el orficit'rs connus pour être des créalmes du desr,olc supplicié, des suppôts de rar.ci en régime». Oui, il a\'ail dil plu, r,,. rcmmenl, le 1:l février, que Dumouriez élail « é,idcmmcnl ycrulu au roi de Pru,se ». El hier encore il dénonçait ses intrigues el ses lrahi,ons .. \lai; de quel droit des écolier, mala1isé, ou de fourbes interprètes comproml'llcnlils ,on système par l'application la plus maladroite, el demandent-il, la ré,·ocation de Dumouriez, juste à la minulc où celle révocation serait un ,,irn désastre que loulcs le, trahisons pos,iules du g,•néral? .\irbi, en ces premiers jour, de mars, )laral était uni de pcn-ée cl ùc cœur à Robespierre el it Daulon, el ces trois hommes étaient a,,01. puissant; par leur accord pour préserver la Rérnlulion des terreur, folles cl des emportement:;. Tous trùis, ils <1,'clJraieul criminel cl déle,laule de loucher à Dumouriez en pleine crise militaire. Tuus trois, ils voulaient autant que pos- ,ible ajournrt· les querelles intérieures, cl même détourner de l.t Gironde les haines violentes Cl meurtrières qui com1Mnçaicnl à gronder, 1•our concentrer dan, un suprême elîorl de defen,e nationale Ioules les forces de la lléH1lulion. Tous trois, ib étaient d'accunl pour e,ciler te patriotisme révolutionnaire par une action plus dircclt• (lC la Convention. C'est Da11lonqui propose d'abord d'enl'oyer des commissaires dans toutes les section; de Parb, cl la proposition est étendue au,-ilàl à tous les déparl~mculs, dans la séance du ü mars. Sur un bref el ,igourcux rapport de Carnot qui appelle au dang(•r Loule la jeunes,e répuhlica_ine, la Convention décide: « Des commissaires tirés du sein de la Con\'enlion nationale se rcndro11l ,ans d,•lai llan, les di ver; (lép arlemenls de la République, à l'eirel cj;inslruire leurs concitoyens des,nou\'ea ux dangers qui menacent la patrie, el de rass~mùler des forces suffisantes pour dis,iper les ennemis. • Les commissaires seront au nombre de 11ualre-vingl-dix, lesquels se diviseront en quarante-et-une seclio n,. " C'èlail une prodigieuse force qui allait jaillir'. )Iaral, Robespierre el Danton étaieol unanimes aussi à armer la colère du peuple de moyens raJJidcs de répression, pour épouvanter les contre-révolutionnaire,, cl pour arracher le peuple à la tentation du meurtre désordonné. C'est dans celle double pensée de répression terrible el de légalité révolulionnaire que la Convention, par des décrets rapides du O el du 10 mars, crée le • lrit.mnal criminel
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