IIIS1'01RE SOCIALISTE 1000 « Quoi! lu es républicain, et lu le plains des dénonciations faites contre tni; mais si ta conscience le r-ippelail un instant qu'elles ne prmenl qu'honorer l'homme qu'elles ne peuvent alleindre, lu n'en parlerais pas. Convaincu qu'elles 1w ,ont que trop fondées, lu le, cites pour parer les coups qu'elles p,•uvenl le porter; mais est-cc te d<'noncer faussement !or-qu'on a rlit que lu d,•vais chasser les ennemis au delà du Rhin, el qu~ lu ne l'as pa, fait·? Esl-ce te ralomnier. quand c·e,l un fait 11u'onmet en arnnl? Jr •ais bien que lu te rrJelles sur le dèfaul de fourrage, sur le dénOmenl de munitions où se trouvait l'armée; cette e~cuse semble te dénoncer elle-même; car quelle différence fais-tu du soldat cantonné au soldat combattant? Or, si, par les soucis des nouveau~ administrateurs, il n'a manqué de rien au sein rlu repos, peux-tu dire que la subsistance lui eOLmanqué au miliru des combats? • Si je voulais tourner contre loi-même le,; armes dont tu te sers, je te dirais : cc ùénilmenl dont tu le plaignais, à qui peul-on l'altrihuer? à ~lalu,, de la tête duquel tu voulais détourner la rc,ponsabililé pour la plarcr sur la tienne; car c'était lui qui, à l'époque dl' Lon l'nlrée clans le pays rie Lii\:,e, avait la ,urwillance sur la régie des vivres rl sur relie 1li-sfourra~r~. • Quoi! lu es ri:publicain, cl tu oses dire que de la hnnte ou de la gloire d'un inrlivirlu dépend la gloire ou la ruinr rie la République! Croi,-tu donc que parce que lu es déshonoré en ne secondant pas l'ardeur dr, ~old:ils, la Repuhliqne françai,e en soit moins re-pertahle? • Tu te plains de,; commis rlr la ::,;ul'rr,•.llst-ce parer qu'en rapprochant el les m~sures que lu pouvais prendre, el Lt•sopérations, ils rncltcnl le public à portée tlP te ju~er? • Protecteur nouveau, tu veux indiquer /t la Convention nationale les. chan"eml'nls qui sont à faire dans les minist•'res comme dans les arlminislralion,; nia!, pense,-tu qu'en c~dnnt à te, haines parlirulit'res elle mette un instant Pn ha lance ton intérêt per,onnel el celui rie la Ré1mbli11111•? • Enfin, à chaque instant, lu p.1rles ùe t,,, succt'-, el tu scmhles vouloir cacher ,l1•rrière toi l'arm,'e enti~re à qui lu les dois. Crois-moi, q11nn,lon n'a qu'une !Jranche d~ laurier pour s'appuyer, elle peut ca,ser; alors ses feuille, ne peuvent plu, ombrager le front rlu \'ainqueur qui s'en parait ... • Le 211janvier, llaral revient à la charge en publiant une lellrc à l'Ami du Peuple: • You, Mes certainement le premier qui ail ouvert les yeux sur le coq11inbme de llumourit•z, sur ce vil intrigant qui n'a jnm' le patriote que pour 80Uslraire st's ,u,•s ambitieuses, qui s't'lait fait pourvoyeur dt' nos arlllées pour a«ou1ir ,a cupidité, el 11uivoudrait, aujourd'hui qu'il c,t i,or;é d'or (prix honteu, •le ,es concus,ions el ,te ses brii,andage;), reprentlre le commandement dco arm~e, ,le la Hépubll•1ue pour s'ériger en petit souverain ;, se faire 1Wre duc de Braba11I. • Quoique vous nous l'ayez peint plusieur. fois d'aprè; nal:irr, je doute
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