Jean Jaurès - La Convention

llISTOIRE SOCIALISTE 1093 gueil el la corruplion, el le décrel qui déclare l'argenl une marchan lise a él( la source des malheurs publics, la cause unique de l'agiolage qui dévore l'em1>ire, la came du brigandage, des accaparemenl,;, la cause de la cherté des comestibles de Loute espèce. • Mandataires du peu1,le, il est temps de sauver la Ikpu!Jligue. Les ennemis les plus achamés à sa perle sonl ceux qui ruinent, affament el dése,- pèrent le peuple; ceux qui tolèrent le crime le parlagenl. • Eh quoi I pendanl que nos hala,iilons déploienl au dehors l'élendard de CuAt\SSTTB, lD'après une estampe do la Bibliothèoue Nationale.) la vengeance nationale, souffrirez vous plus longtemps que les femmes el les enfants de nos braves volonlaires gémissent et expirent sous les coups de l'aristocratie de la fortune? Seriez-vous encore sourds à la voix des citoye11s de celle ville immense, que les amis du défunt roi, secondant la rage des émigrés el des conspiraleurs, tentent de subjuguer par la famine el la misère pour se venger de leurs efforts contre sa tyrannie? Cependant, réfléchissons-y bien, il n'y a pas de liberté sans bonnes lois; il n·y a pas d'égalité lorsqu'une classe d'hommes affame el trahil l'autre impunémenl. • ~landataires du peuple, ioulez-vous donc que la France se lè,e LonlP entière? Frappez ctemorl les égoîstes qui, par le monopole, Luent les citoyen, que l'âge el les infirmités relienue,,l dans leurs foyers; faites enfin éclater IP llV. 302. - UIS101RE SOCHLISTE, - LA CO:iVt.::\TION NATIONALE, LIV. 302,

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