1086 HISTOIRE SOCIALISTE comme en aoùt el septembre 1802, toute la force héroïque ùe la Ilévolution. Ces redoutables érénemenls provoquèrent à Paris troi, conrants d'opinion bien distincts. D"alJord, les Girondins qui avaient été partisans de la guerre, qui l'a,aienL déclarée, el qui, par le Comité de défense formé rlepuis lei" janvier et où il- dominaient, en avaient eu en somme la direction, sentirent que la responsalJililé des Mfaites allait peser sur eux. Ils auraient pa la porter sans fléchir s'ils avaient renoncé à leurs r~criminalions éternelles, s'ils s'élai~nl rapprochés de Danton, enga1;é comme eux en quelque mes un-, et s'il- s'étaient associés de plein cœur aux mesures de défense nationale. 115 aimèrent mieux d'alJord se foire illusion à eu x-m(·mes el au pays, et réduire prcs,1ue il rien, puérilement, les é.:becs el le dan1;er. 11 était é1•ident, dès les premF-res nouvelles, que la ,ilualion était gra,c, que puisque l'ennemi avait surpri- nos force, sur la Ruhr, el marchail sui· la ~leuse, la B,;Jgi·Jue était menacée. Troi, lellres écrites de Lii>geles 2 Pl et 3 mar, par les commis,aires Ù•' Bel,iqu•' au Comité de défen,c fai,aienl connaitre la gravité de la situation, et 11ot.1ienl,pour ainsi dire d'heure en IH•ure, la croissance du danger. La prerni~re, du 2. rli,ait: ,, '.\ou, sùmme, arril'éS à Liè;;e à 6 heures du malin, et à l'in,tanl nous a,·ons appris que notre avanl-c:arde a,ail été ol,ligéc d'évatrter celle nuit.\ixla-Clwpelle et rle ,p replier sur Hervé (où nous nous ren,lrons demain) ... Cet échPC, donl nous n·arnns pas encore tous les détails, a fait lPnir ici des propo, qui, par ltnrs rn'les, pouvaient lle\'enir lrès funestes. > c·e,t la men 1re d"un ,oul~l'emenl de la Belgique au premier échec de la France. Le 3 n,ar,. à û hr•ur,'s dn soir, ils .écrivaienl : ":Sous mus avon, ,·cril cr. rnalin, par un courrier e,traorùinairc. pour ,,ou, informer des rnou1emPnt, de l'ennemi, de la retraite de no, ranro~nemenls cJ'..\ü-la-Chapelle, et rie la ccs,ation du bombardement de )fai'-lrid1t. Depui, ce malin, 1 général Thouvenot, chef de J"étal-m',jor, e,t panenn par unP a~ti,i.é et un s,rnc:-rroiil .111-rle,susde tout é:03e à rallier tous les hatai!- / Jon- qui iétctienl di,persés e·, désordre dan, cettn ville et à les !air~ retoarn~r sur Ilfné ... Le,; généraux Valence et Thouvenot oal pris Loule, les m,•,ures néce,.,;i'rf•, pour mcltre lrs rquipa~es et les appro,;,ionnemeuts â cou,ert des entreprises cle rrnnemi, èl de notre rôlé, nous avons aussi pou1Yu à la consenation du trésor public du pays tic Liè."1.'.. • Ainsi, l'armée française était en retrait,•, el un moment presqur en déroulP, pui,qu'il falhil la rallier: Aix-la-Chapelle était évacué, et les Franç 1is se préparaient à lever le siè.<;etlc Maëslr,chl pubquïls avaient arrûlé le bornbardemenl. Li.'•gp élail menacé. Le 3 mars, en une nouvelle lettre, les commi~saire, sonnent le toc,in d'alarme. • :Sous devons ajouter que loul est thns une posilion effrayante, qnr l'armée retirée ,!'Aix-la-Chapelle rt des en,imns est presque entièrement débandée, que l'ennemi ser~ peut--ltre demain, peut-être même ce soir, a
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