i074. IIJSTOlnE SOCIALlST8 « AnnuE PHEll!En. - L'anarchie ,era permanente en France. « ,\11T. 2. - A II pwple (leur peuple) appartimt le domaine national de Fr11ncfl. « A nT. 3. - Les prop,·iétaires actuels sont dPlégut!sprovisoirement dans leurs posses,ions. • A11r. 4. - Le~ fruits appartienuent à tous. • Anr. ;;, - Le pouvoir municipal (monlé à l'instar de Pari,) sera la seule autorité en France. • C'esl l'appel it lïn,tincl conservateur de tous les possédant:;, des nou• Yt•aux comme ùes anciens. allais la Gironde. par ;,a politique incousislanlc el inroh(•rcnlc dan, le procès clu roi, s'élail retiré il elle•mème loul moyen d'u• liliser mî·mc les événe111enb qui lui sernulaienl le plu, fornrailles. :-iielle n'a· vail donné, en ,auvanl le roi. nn i::ni::cprécis aux rorces conservatric,·s, ni clic n';wail, par une ,igoure11,c olTcnsive contre le roi, doooé confiance au peuple révolulionnaire. Elle élail comme perdue en un milieu terne el trou• ble, cl elle élail exposée au" commentaires les plus malveillants, aux contre• coup, le,; plus inallendus. Ainsi, après les joumées de pillage des 2:., et ~(i kvrier, ce l'ut la tactique cle, Jacobins de redoubler de violence contre la Gironde. Ce :;ont les cnormi, de la Ré1olulion 11ui ont, selon. la lhèse jacobine, suscité ces mouvements cl é!(aré le peuple . .\lais comment l'auraientils osé, cClmmenl auraicnl•ils eu l'audace de ,e mêler au peuple, de l'endoctriner, d'insuller aux Jacobin; el it la Commune ses meilleurs ami;, s'ils n'y a:1·aientété encouragé:; par la làche el scélérate complabance de la Gironde pout· le roi lra1lrc el flarjure ·1Parce que, par la faute des Girondins, il avail été si difficile d'abattre le roi, ou, suivant le mot attribué à Chalier, de 1 • décollrr », les royalistes pouvaient hardiment pousser leur p.oinle, el entraîner la llé, olulion ùans des sentiers d'aventure. C'est donc la Gi,onde qui élail rc,ponsable, au fond, des journées si inquiétantes du 2;; el du :,;; février. Amsi. biPn, le, Jacobins qui craignaient d'être débordés par le moul'e• mcnl de Jacque:; Roux el de, Enragés, el par l'agitation sociale, trouvaient commocle dl' dérh·er toute la passion du peuple dans une action purement politique. Dénoncer les Girondins el les abattre, c'él.(liL gagner du lemµs: c'était écarter (du moins on l'esptirail) le problème des subsistances qui sem• lJlait s'élargir peu à peu rn un vaste problème soda!. C'titail elîacer, p1r la violence des attaques cootre la Gironde, l'imprrs$ion de modérantisme qu'on a,ail pu donner à une partie du peuple ùans la lulle contre Jacques lloux el le mouvement des Gravillirrs. Ainsi, les Jacobin, redeviendraient ce qu'ils avaient toujours ri,vé d'être, la force d'avant•gardr en même lem1 s que let Jorce régulatrice. Ainsi, le père Duchesne ramL•nerail à la cuisine poliliqur de ses fourneau\ le peuple détourné peul•étre par l'odeur de pain chaud, d'ipices et d'arôme, qu'c~halaient le~ propos de Jacques Houx.
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