Jean Jaurès - La Convention

IIISTOJI\E SOCIALISTE el l'hommt' est tenté trop ,OU\ cnl de ,e st'n ir de cette my,licilé comme d'un YOilepour se cacher à l11i-m1'mela hrulalilé de ses acte, l'l la cruaulé de H'S pen,é,'-. D~ns le, paroles de Chalier pourtant il ) ,11ail de :,uu- <.aint•~ pitic~ qui dt•menlair•nt lt•s conseil:-. ~:tll\\lge:--. Tour à lour il (•xcilait, rudoyait, calmait, a1ec une e,allalion mèlt;c de hvnhumic cl de rhl'loriquc vagul'men l mt'urlrière. " Oui, ne nous y lrompon, pas : l'arhre de la liberté ne fleurira <JUP ,ttr les cadavres ,anglants des de,poles ... - Ecoult•z, camaraùes, di,ail-il au clnh central, ne ,·ous offensez pas, on vous proclame et vous vous proclamez bons r éµulllicain:,, c'est bien aisé à dire. mais, la rnain ,ur la co11sdenre, l'cl1•s- ' ous? L·e,p~ce est fort rare, el une si grande produr,tion coùle à la nature iles elTorl:; étranges (12 février i~ll:r. - Le folliculaire Foin m'accu,~ rt'arnir vJulu un tribunal de sang ... Oui, je l'ai voulu ... Du sang pour pttnir les mon,tres qui en boinnt! llisérable, que lïmporle? Tu ne crains pas qu'on vers' le lien, lu n·as que de la boue et du virus clans les nincs ... Les modérés onl du jus de pavot; les accapareurs, un or fluide; IP, réfractaires, un extrait de ciguë. - Roland, Roland, la tôle branle; ClaYièrt' aux dùigls crochus, à bas I à bas tes vilains ongles! ... Dumouriez. mon "éncral, Luas l'air noble, la contenance un peu royale. Ah! tremble, j'ai l'œil sur loi. .. )!arche droit. Parlez, intrépides soldats de la phalange révolutionnaire; allez droit à Dumouriez, regardez-le entre les dcu, yeux; s'il est franc du collier, si son altitude est ferme, rmbrassez-le; s'il pàlil, s'il tergiverse, point de grttce; la justice du ciel est dans ,o, mains. - Jésus-Chrbl était un bon Dieu, un bon homme; il préchail la miséricorde, la modération. Fi! fi! mes camarades! vous m'entendez, la vengeance e,l mon cri 1- La liberté, rien que Li liberté, toute la liherlé; chacun la \'CUI. Mais pour l'égalité qui donne des coliques, c'est autre chose ... Aristocrate, le nez au ,•ent, lu recules ... Approche, coquin, je te liens à la gorge, prends ce calice, bois-y de honne grâce ou je t'étrangle. - l\icbes insouciants qui ronflez sur l'ouate, réveillrz-,·ou•, secouez vos pavots; la trompette guerrière sonne: Aux armes! au1 armes! Point de pares,e ! Point de poltronnerie! li s'agit de vous lever et de voler au combat! Vous vous frott,·z les ycu,; vous bâillez, vou;; labsez tomber vos bras; il vous en coO.te de quiller celle couche parfumée, cet oreiller (je roses ... Dépêchez-vous I Vile! ~ilel Tout plaisir e,t criminel quand les sans-culoLles soulirenl, quand la patrie e~t en danger. • ELces admoneolnlions véhémentes, où perce une menace, sont mNées de paroles humaines, pleines de pitié pour tous, pour les pauvres qui sou!Irenl et qui n'ont pas toujours conscience de leur dignité, pour les aristo<'rates que le préjugé aveugle : • La sans-culollerie remplace la royauté. ,1les va-,m-pieds, chers camarades, embrassom-nous, je t·o11sclw11,.,erai... On boursillc, on fait une somme mesquine pour ,·ous acheter et vous envoyer aux frontières ... Plu-

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