10;¼ HIS'rO!llE SOCIALISTE talisles qui ne savent que faire des fonds immenses p,·oduits par les liquidadations; quand celle misère publique est soumise aux spéculations poliliques de cet amas de brigands qui veulent la contre-révolution, qui la veulent par le dése,poir du peuple. « Cc résultat, citoyens, el ce résultat seul est aperçu, sen li par le peuple. JI nr faut pas e.,iger de lui qu'il puisse aujourd'hui remonter jusqu'aux r:111,r,, rt 'JU'il attende avec patience un temps, mime pPuéloigni!, où l'abonda11cr 1•/ la paix ,·eviendront. LP pauvre a fait, commr le riche, rt plus qu · . le !'it111·. la Rr1·0l11tio111. 'out est c!wng,: autour du pauv,·e, lui seul est l'PSte d,111.1 lo même situa/ion, et il n'a oaoné à la Rlvolulion que le droit de se µlaindre de sa mi,h·e. « Citoyens, c'rsl à Paris surtout que le pauvre est trop pau1re; c'est à Paris surtout que son désespoir ;'aigrit de la désespérante pro(lortion qui existe entre le riche el lui ... « Citoyens, le pau1re, le riche, tout être raisonnable ne cham;e de sitintion, ne fait une révolution que pour être heureux. La Rholutiun, en procurant au ,·iche la liberté, lui a domié immensément; elle a aussi do1111é au 7Jr11tUP la librrtil, t'égaliti!, mais pour vinrr libre, il faut vivrr, rt s'il n'rxiste plus de pl'oportion raisonnablr entre /P prix du travail du pauvre et te prir des denrées nécessaires à l'existence, le pauvre ne pelll plus vivre. « Ré1abli<se:. citoyen,, cette salutaire propo,.tion. Faites plus; faites que cette p,·oportion clwnoe le bienfait de la Rfvo/ution à L'avantaoe du ////lll'te; c'est le sr11lmoyen de lui faire aimer la Révolution, c'est le seul 1110.111•,i de donner au /Hlllvre l'fspoi,· de dei-Pnir un jour pro;,riét11ire, rt p1•11•thre Ill Rholutiu,i 11e sera-t-elle vùitableme111 conso/idi:r qu'à cette lteure11sPépoque; alors le pauvre cessera de se i·egarde,· comme LOCATAIRE DANS SA PATRIE. « C'e,lùans rnlre sagesse que ,ous trouverez ees moyens. Yous abordere1. el vous lrou1erez une loi qui puisse alt~inrlre enfin el frapper les a.rcapareurs; vous lrou1erez un moyen qui, ne lais~anl dans la circulation que le nombre <l'assignat~ é_i::aal ux besoins du commerce, maintienne leur crédit et leur rnJ<.ur, mus aurez de grand5 tra,aux qui, procurant du travail ~ux pau,res, o!îrironl de grands avantages au commerce; nos armées frront le reste. » C'i'lail en somme une ,lcmi-revanchr pour Jacques Roux; il pouvait dire: « Puisqnr tels ,ont les maux du pauHe, pourquoi prétendre que le mouvem,.nl du 2:\ fénier n·a pu être spontané'? El, quant aux remèdes que 1·ous d,•rnan !rz, ou ils seronl lointains et ,agues, ou ce sera l'abolition de la monnaii, d'arg<'nl, la taxation générale iles denrées, et des IQis pénales contre les monopolP11r,. c·,·sl-à-dire mon programme. » Chaumflle pourtant n'osa ni de111a11tln111 Ié,avouer celle taxation des denrées qu'Hébert répudiait à ce moment 111ürn• 1l;111Isl• Pire l!wltêne.
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