Jean Jaurès - La Convention

1031 IIIST0111E SOCIALlSTE ~I. Thiers a bien vu que l'a.<:lionde )larat, en ces journé.'s, n'avait été que superficielle. )lais il ne ooromc m,\roe pas J,1cques Roux donL il a parlé cependant i\ propos de la mort de Louis XYI. :Uichelel a une a'1miral,le inLuiLion des forces secrètes eL ~1•;,fondes qui rheminent sou, la Révolution. Il a, d'une façon générale, très b'en rlém•'lé le rôle de Jacques Roux. JI a bien vu « ce germe obscur d'une RévoluLio:1inconnue do!ll la révéla lion plus claire se marqut plus tard daas B ,beur"· }lli, il n'a pas aperçu les prcmiPr, tressaillements de ce germe. Jacqu>s Roux, dans ~lichelet, est tout i\ rait ab,ent de la journée du 2:Sfévrier. Michelet s'élant 11;:uré,à tort, que « la fonlc, docile i\ ~on apôtre• a suivi Marat le 2~ février, il ne reste plus place ce jour-lit p mr Ja•queg Roux. Et pourtant, .)arques Roux, en re jour du 25 février, prit très haut S·?S rr,pon,abilitè,. Le procès-,crbal de la séance de la Commune (,llonit1•11r 1111ivrrsel dn 28 fèl'rier) esl décbif: « Cuvillier, l'un des commissaires envoyé, dans les sections, rend compte Ill' sa mission, el annonce quP dan, la section des Gravilliers il a vu Jacques Roux, prêtre, el membre du Conseil, ocrupé à justiOer la conduite de ceux qui s'étaient atlr0up ·s pour se !aire délll'rer les marchandises qu'ils avaient ,rbilrairemenl ta~écs. • Jacques Roux qui venait d'arriver au Conseil, monte i\ la tribune et dit qu'il a toujours prore,s>i les vrai, principes, el que, dûl-il être appelé le ,1/arat du Conseil généml, il ne s'en départira jamais. « Un membre drmwde que Jacques Roux soil tenu de signer la déclara- :ion qu'il vienl de faire « Un autre l'interpelle de déclarer pourquoi il n'était pas à son poste dans If> moment du dan1,er Il s'ilèvP du tumul!P ). L~s circonstances ne permet1,,nt pa~ de s'occuper de personnali lti, le Conseil général a passé à l'ordre du jour sur tout ce qui concrrnait Jacqurs Roux. « La plupal'l de, commi-.aires envoyés d,ms les sections rendent compte de leur mission. P,,rtoul, le, résultats sont le, mêmes; partout on demande une loi sévh·r contr, les accapareurs. » D'après les Rholutions de Paris, il dil brutalement ce soir-là au Conseil de la Commune: • Je peme, au surplus, que les épiciers n'on1 fait que reslilucr au peuple ee qu'ils lui faisaient payer beaucoup tro[) cher depuis longtemps. • C'est sur lui que se porlenL les premières colères : « Le Conseil général de la Commune (séance du 27 février), a ordonné l'insertion dans. son procès-verbal d'un arrêté par lequel la section des Piques invite ses frères de la section des Geavilliers à censure~ son représentant à. la Commune, Jacquas Raux, pour avoir, dans la journée du 23de ce moi¾, prôehé au Conseil général la ctissolntioJi, de louE les p:·inciges, eu, Jégitim,o.t les

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