1115TOII\E SOCIALIS'r& 1019 mais ne vous prévenez p:is. Les mrsures que nous venons vous proposer pour addition à la hii du 9 decembre ,ont c,•111•,-ci: « i' La pl'ine de dix années de fer pour tout administrateur marchand; • 2• lJne nw,ure uniforme pour le, grain< ,1.tns toutes les partirs !le la République, d(' manière que l'on n'y connais,c plus pour toute mesure que celle du quintal du poids !le iOO lhrcs; « 3' Que jamais, sous 1,eine du ~i~ an, ile f,•r pour la pr•mi,'re fois, et de mort i,our la seconde, il ne •oit permis à aurnn agricultPur ou march,rnd de vendre un ~ac de blé froment et du poids ùc :!50 li 1re,, plus ùe 2:\ livres le sac 1.lfomwres); « 4° Que la Convention ordonne que son décret du 2 de ce mois, qui charge les directoires des déparl1•ments de surwiller les mag.1,ins d,• la llépuhli que, soit notamment exécuté dans les pa}s limitrophes de la Rcpublique où il sera permis aux ministres ne faire leurs achat. de grains. • Je ne sais pas au ju,le ce que les pétitionnaires entendent 1•ar te, « administrations marchandes •· Il semble que celles qui achetaient ,1u blé pour le revendre ensnile aux boulangers à ùes prh modérés, et sou,ent à perte, comme à Rouen, à Lyon, à Paris même, auraient dQ trouver ~ràc~ ùernnt eu~. !\fais sans doute il leur paraissait que ces municipalités, par des achats dirigés à leur gré, pournient faire hau,ser le prix des grains et favori~er ainsi les spéculations de quelques-uns de leurs membres. Peul-être aussi rnulaient-ils exclure des administrations tout dtoyen faisant individuellement le commerce, comme semble l'indiquer l'article i" de leur projet : c'e1H clé la pro;;cription politique de la bourgeoisie. La Convention écouta la pétition a,ec impatience. Elle répugnait à rcglementer le commerce, et le ton hautain dl•s pétitionnaires l'offensait. Quel était cc pouvoir nouveau qui ,e le,ait et qui, au nom de la misère, parlait si haut? .\lais voici qu'un orateur de la députation, Claude Hendelet, ajoute ceci : « Comme vice-président de la commission des subsistances, je suis chargé, au nom de mes commellants, au nom de lous nos frères des di!parlemenls... • Du coup, la Comention se souleva. Quoi! ltls pétitionnaires prétendaient représenter la France! Qu'était donc la Convention elle-même? « Qu'on chasse cet imposteur! A !'Abbaye! A !'Abbaye!• Buzot, Carra, Leharùy dénoncent le péril, et Masuyer signale l'organisation révolutionnaire . • li existe à Paris une société qui ne ressemble point aux sociétés populaires, mais c'est une réunion de citoyens se disant défenseurs de l.1llépublique, arnc laquelle les sections de Paris communiquent officiellement, par délibérations et par commissaires, et qui se croient autorisés à stipuler les intérels des départements. • « Oui, insiste Douleet de Pontécoulant, Masuyer a dit vrai quand il a dit qu·u existait à Paris deux Conveolions nationale~; il est vrai qu'il e,blti en celte Tille un simulacre de représentation nationale composé d'hommes in-
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