Jean Jaurès - La Convention

HISTOIRE SOC! \l,ISTE 001 être obsené~, 1•our punir Ir, conpalilr, Pt d,111,la dtipendrmce où la loi tfr11t fof/tcier qui (/,sire cl'êll·e rlwi.,i drvalll Ir .,o/rfat qui doit faire le l'lioix. Ce qui se pa,.,r ,r,us 110.syeu.c 1•stsi fww,te q11e .,i l'o,, ne trrwi·r pa< le 111oye11 de 1·e11drel'of/icin• tout û fait inrl1'pemla11tde, soldat•, il faut que vou• re11011cie:. à ai·oi,· dPS armées. Di,•otôLclics 111·,, raient plu, qu'un rama,sis ronfus d'homme, qui, ue rcconnai,sanL pas d'autre loi que la force , jetleraienl le plu, i:ran,l trouble 1lan, la Hl'pnblique ..• " L'insubordination entraine après elle une foule d'abus. Le soldaL qui ne remplit pa, ses de\'Oir, avec e~actitudr se trouve néce:;sairemeot 1léoœ11vré. li ne sort d'un cabaret que pour mirer ,lan, un autre, et en J)eu de temps il a dépensé sa solde. Une foi, au dopourrn, il cher,·he des e\pédients, el le premier qui sr près,•nle à lui est la vente de ~es elîels. 11 se trou\'C bientôt manquer de tout. Alors il vient faire de., demandes el, cum me il e,l intli,cipliné, il rnmil des imprécations quand on lui fait éprouver un refus; heureux encore quand il oc se porte pa, à d'autre, excè, ... • Le, commissaires de n,,Jc:h1ue signalent au,:;i cette indiscipli ne el ces e,cès. Je ne note qu'un passac:e entre hicn d'autres: • li e,t un autre mal très "rami que l'on aura beaucoup de p eine à détruire, c'est le pilla~e et les e,rès auxquels les troupes se liYrenl. La discipline s·anéanlil ùans l'armée el les p-t!11plessïndisposent contre les Frantai-. • Ain•i la llovolution ne s'a\'euo:lait pns rnr lrt \'ires <le rorgani, alion milit.:ire dans relie période de transitiun qui \'a rit> 'éni · 170:l '1 la fin <le l'été de la m~me année. Eli,• n'ignonil pas Ir, f/lcheu, elîel, 11uc pouYail a,·oir, pour 1111 temps, le principe de dé11111rr,1ti1• introduit par Plie dans l'armée el qu'elle y rnulail llé,eloppt>r par l'a-<imilation pre,que compll'le du ré ~it>Je de la ligne au règima, il,•s rnlonlairc;. ~lais elle euL a<,ez de g énie, as,e, de confiance en elle-m~mr cl en ,a propre pensée pour ne pas s e rebuter aux premier, obstacles el au, premiers méi;ompLcs. Elle ne chercha pas le rélabli,,emenl de la dbciJ>line cbranlée dans le retour à une organbation oligarchique et autorilaire de l'armce. Elle comprit, au contraire, qu 'elle devait y "alîermir l'egprit de démocratie, animer tous les officiers d'un chisme si évident, ,i ardent, qu'aucun soldat ne pùt prétexter, pour excuse r son insubordination, le maurnh vouloir ou les louches desseins des chefs. « C'esL du chbme dl'S généraux et des officiers, dit l'instruct ion du Comité lie salut puhlic, <JUÏI faut attendre le rétabii,semenL et le maintien de la di-cipline militaire. • Il y a 1/lchetô d'esprit i1 ahnndonner un h,rnt idéal par,·c qu'il ne ~e réalise d'ahord que pt'•nihh•menl cl ronvubiwnwnt. li y a illu,ion 1•11fantin,,et meurtrièr1• à s'imaginer qu'il ..urnt "c proclamer cet idoal, ile le mel.Lre en tormnle8. Plu, il e,t haut, plus il u,g,•, pour être vr~imrnl ri·albé, un immense effort ue volonté bonne, u1,e ~énéri•use J alience, une infatigahle activité.

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