Jean Jaurès - La Convention I

IIISTOIHE sor::, \Ll'HF. 8;'.,l lrur reste dl• temps? Ce n'est pas proha!Jlt•mP11ldans la pnr ..ss c•, ri tous J,•, hommrs n'rmploieronl pas non 1,lu, le plein de lrur temps it de , tra,a11\ intcllcctueb. JI y a Ilien de, cho,rs, fruit de l'humai,w indu-trie, qni, s111, ,'ln• nëce,,ain•s à la 1·ie, co11tri!Jucnl ~ la joie ... ünr !(rancie partie du t,•rnp, ,l _. 1,onihlr s ra ,Jonc c,m,acréc par une ,ocit't~ édai,·ér à la prncluclion cJ,, cr, chose,. Cn travail de celle sorte 1•,t conforme aux plu, hautee,ige,wc, du bonheur. Le tra Yail p,t aujourd'hui une calamilll, parre qu· 1 e, l impo,é I ar la néce-silé cle l'r,i:;tence el parer quïl est trop ,ouve11Lr,clu de tonte parlidpation au, moyens de savoir el de progrès. (Juan 1 il ,,•ra Ynlo 11tairc.quand il cc,sera d'cntra,er le perfectionnement de., hommt•s, el quïl en sera, an contraire, clerrnu une part, nu tout au moins con,erti rn une s ource d",1m·i- ,;e1rn·11lel cl,•,ariélé, il sera non une cliamilt', mais un liicnfail. • JI 11·ya donc aucun a,célh,mP dans la concrplion clc God11in; il s •·mhle n'arn'l,•r un moment le rouranl du génie humain que pour eu l'ormrr 1111c masse qui puis,<• ,e répandre sur tout. Ainsi se pr,:•cisenLles lig nes de l'organbatiou >ùCLlleth',irèe el r,',·éc par Godwin . .-\.11c11nco11trai11 tc,aucun acte d'aulorili• : c·c,L le pro!:rès clc la rai-on el de la conscience 11u i rera tomber le:; pril·ilèg,•,; il ,cra intolèr,tblc nut homnu•:; de ,ongcr à leurs joui•,anccs indi1i,luellt•, et ,·•,oï:;tes av.llll d'avoir contribué à assurer l'c,senlieldcla ,ie à tous. ,\in,i, tout d'abord, tous les homme, fourniront une part ,·:;ale d,• travail I our crt•Pr le, produits nécessaires à Lous; puis ils ,:apJ>liqurront il créer un lu,e communicable il Lous; ils ulili:;cro11Lpour cela les nwcanismcs lunjours plus perCeclionni·,; ni;li, ils ne son ..:rr lfll pn, à se les approprier pour en raire à leur profil un moyen d'accumulation el dr domination. ~lais comment G11tl11in,c li!.;urc-l-il la p1odu,•liün ! Il rtpui:;ne à la ,·uncernir sous la forme de la coopér.llion, du tr1rnil eolleclif. Cel égalitaire, cc commôni,tr, est un i11·li\·i1lualiste ombragru, : il veut épar;:ner le plu, pos- ,ible a l','tre hum tin le contact prolon~è, la lour le rires, ion c onti11ue de la mas,e hunuine. Xe pouvoir travailler tpt'avec les autre~, quelle serdtudc! JI faut que lïnrlil'hlu parlici1>e it la lie commun~, par là seulemen t il appren,I à connaitre, el en lui-mène el d~ns les autre~, l'humanité. Mais il faut que C<'soil une libre communicllion cl que lïndilidu puis,e se ret irer loujour-; il ,olunlé dans sa ,olilutle iulérieure: God,lin ne 1eul ni dt•~ repas e•1 commun. ni, s'il est po,-,iblc, du lrarnil en commun. Ya-l-il donc rétro::rader jusqu'au trav,til parcellaire t•Lmédiocre de Ltrli,an, qui commen ce it être éli1niné par le travail collectif dl'S manufacture:; el par la puissance compliquée des m~canbrnes ·? 'ion, mais il lui par.,ll, au contr,tire, que re.tré me progrès d!• mécanisme :,;•ra de rélalllir l'individu:ililé du travail. « route cOOJléraliun ,uréro,;atoirtl doit lllrc hilètl a,·cc soin, le lr,n·ail commun el les repas commun,. • .\lais n'y a-L-il pas une coopération dictée i,ar la nature même du tra- ,ail à accomplir•? Elle doit aller en diminuant. Le co11cerl forcé clu lra1·ail

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