Jean Jaurès - La Convention I

HIS'l'OI RE SOCI ALIS'l'E 77 La Gironde, servie par les fautes el les prétentions de la Commune, ,ervie aussi par l'énormité maladroite de la calomnie de Robespierre, relrou,a un moment loul son ressorl. On pul croire, I<'3 seplemlJrr, qu'elle élail tout le pouvoir exécutif. Uanlon s·erfoçail. AYcc un instinct rè,olulio1111airr admirable, il avait pre,,enli que re,cilnlion conlinuée du JO aoùljoiule ;\ l'Pmoi des premières défaites el du péril grandb,ant,,jPlteraient l'àme dn 111•uple11 rlp, mouvements violents. El il a,ail lento le 2 ct·rmporler ,er, la patrie toutes /.<.••.' f't"4t,11111r,·•,v ,leÎc:IU1<t ,ltt✓ttl lt.v pr1.1i>n,1 d..• 1'1 /4u1A.~<.11)(1,1• 1h✓/1n11t,I.• (/'IJ~•t(.•;,1,1'1!1,/;,,,1 vu,,,,k ·re,, ('tdr,11,e,•,hth( 1'l v1/~• d,• / ('hhltlk.,,. ' Lu prisonniers détenus dans lu prison, de la llault Cour nationale d'Orlian, ,ont massacrel en travt>·sant la ville de Vusaillu. (D'après une est3,mpo du Musée Carnavalot.} les énergies tumultueuses. li n'avait pas réussi à emp~cher les massacres par celle diversion sublime. li ne s'obsli11a pas. Il ne crut pas de son devoir de ministre révolutionnaire el patriote d'entrer en lulle avec ces forces populaces égarées. Comment épurer le métal des cloches quand elles sonnenl le tocsin de la liberté en péri1? Il avait donc, pour sa parl, laissé faire, peul-être même, comme ~1•• Holand l'en accuse, n\1vail-il pas dispulé à la Commune Je sceau de la juslic!' dont elle avait marqué son manifeste meurtrier. ~lais il a,·ail défenrlu !lulanù UV. {'75. - BISTOJRK SOCU.LIST.B. - LA CON\'El'iTI0:"1 NATIO:-iALE. LIY. {7j.

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