Jean Jaurès - La Convention I

BISTOIHE SOC:IALISTE ,ailleurs le CJpilal de production, répandre peu à peu sur Lous la 1il'!ie»P cl l'éclat. On se demande parfois, en lisant Cod" in, ~'il ne ,er,1il pas lento rl'arn··t,•r tout ce mécanisme de production, tant ses effets présents sur la condition de la vluparl d,•s hommes lui apparaissent !11ncstes. Il semule atlir(•, à c,'rtaincs heures, par une sorte de simplicité primilirn el de communisnw pseudo-spartiate. Le lra,ail a 1ris, dans les socit'lés mo dernrs, d,•s furnH', si repoussantes, il est si iniquement e,ploilé, que c'est le travail rnème qul' Godwin, en son âpre critique socialiste, semble vouloir éliminer (comnu• l'ont lait parfois d'ailleurs certains di~ciples aulhenliques ou 1,rélcnùus dn manbmc): • Ce qu'il y a de plus désirable, dit Goù,1in, pour la société humaine, c·P ,L que la quanlilé de lra\'ail manuel, de labeur corporel, el parliculièrcmcnl celle part de lra,·ail qui n'e,L pa~ le résullal d'un libre c hoh, nuis qui esl impo,éc à un homme par la néce,,-ité cle ,es alfa ire:;, soit ré duite rlans les liluil(•sles plus étroites po%ibles. Qu'un homme puisse jouir d·u n certain bien-être, m~me banal, si ce bien-être n'est pas acces:-ible it un autre membre de la communaulé, cela e,l mau,ais, absolument parlant. Tou, lesral ftnemenls du lu,e, Loule, les inventions qui lenùent à donner emploi il un granJ nombre ùe mains laborieuse,(à une grande quanlité1k mair.-d·œuHe 1, ~ont directement opposés à la prop~galion du bonheur. Chaque l:nc acldilionncllc imposée au pays, chaque nouveau canal ouvert aux dépenses drs re, sources publiques, à moin, que cela ne soit compensé (ce qui est rarement le ca s) 1iar un relranch,•menl équivalent sur le luxe des riches, sont aulanl d'ajouté à la masse générale dïgnorance, de besogne écra,anle et de labeur. Le genlleman de campagne qui, en ni\'Clanl une éminence ou en inlrodui>an l une nappe d·rau d:111,;on parc, trou"e de l'ouvrage pour des centaine, de ~ au,·rt's industricm.' e,t ennemi, et non, comme on l'imagine communément, a mi de l'espèce humaine. Supposons que, dans un pays, il y a mainlenant dix fois plu~ d'industrie el de lra\'ail manuel qu'il y a trois siècles. Sauf pour ce qui ,·st néce,saire à t•nlrelenir une population accrue, celle main-cl'œune esl d épensée pour les plu, c-oùleu,es fantaisies des riches. Bien peu e,t emplo yé à accrollre le bonheur et le bien-Oire ùes I aunes. c·eslà ~einc s'ils sub,i slenl aujourcl'hu:, el il faut bien qu'ils aient subsisté aux l~mp, reculé, dont je parle. « Ceux qui, par fraude ou par force, onl usurpé le pouvoir d' acheter et de vendre le lra1·ail ùe la grande ma,,e ùe la communauté, ,ont assez disposés à prendre soin que celle ma•se ne pubsc jamais f,oire plus q ue subsi,ler. IJn objet d'industrie ajouté ou retranché au slock général prod uit une différence momentanée. mais les choses relournr•nl ,i1e à l,•ur étal antérieur. «Si chaque travaillettr dela Grandr-/Jretague pouvait et vo ulait a11J1111rd'h11i doubler la quantité de son travail, il pourrmt, pour 1111 tem11scourt, tirer gurlque avantage de la mas.seaccrue des commodités produit es . .liais les1·icltes

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==