Jean Jaurès - La Convention I

Jll<;TOIIIE SOCL\LISTI·: courants, le, com!Jinai,on, inOniPS ùrs pen<(•rs et ,!r•s forer,. ~lai, (;orlwiu ne ,·eut pas 'Jllr' celle mrtho 1lt• de ,1,::,•--t•puis-e ètrr intcrpri•l(•e r,,rn1111• uu l:l.clw reniement du Jl'0'(11.,, humain, Pl des durr, ,·onrlilinn, qur lrnp ,;u- \'Cnl y 111etl'hi,tnirr. L'npi·ricnce démontre que le, révolution, ont él{, pre-qur lonjour;; acromp:u:nt'es de rircon,tance- rwnibl(•s. 1-:!lr démontre au"i que Ir, réyolulions ont ét(• n(•rr~saires a I progr~;; humain. • \pr~, tont, on ne peul ouhlit•r qu,• ,i rérnluti,,n et ,iolcnce nr •ont pas rn 1·01ne\iOn nécessaire, la réYolution el la Yiolenre ont <•Ir\trop ~OU\Cnl conlrtnporaines cle, µ-rands rhangemenls du si,tèm,, s,)cial (rt>rollltion mul t·iolrnrr harr too of/Nt bt>en COPt•al willt impo,·1,1111 rha"'I''·' of //1r w,ci,1/ ·'!f'lr111). Ce qui s'côl si ~ouvcnl produit rlans le pas-é peul ,a11';doute, a l'occa,:on, se reproduir,' dans l'aYenir. Le deyoir donc des Yéritahlc, homrr s politiqut'" e,l de retar,ler le, r~volulion, quanti il;; ni' peuvent les emp.'·cher. Il e,t rai-onnaltle de croirr que plus tard elle, sP prodnisrnt, 1•lplus le, naies notions poliliqnes sont comprise,, moindre, -,,nl Ir, inconwni nt, allach!s à la r~volntion. L'w,,i du b,mhPw' humain doit r<wy,,· ,!,, 1,n'ct>11ù-{,, t'iolr11re, IIMÙ cr .,rrail la 11/flrt/llP t/'1111 trmpém,,1n1/ fflil,/r et 1·11/,;ltl(li111ûrr dr ddournrr ,rs yrux avrc t1.:1111itdrs nflairr., lamwiJ1r,, f'I dr llf' I"'' rontriburr tir 110., rff,,,.1., ri de 11111,·r,l/,•11/ion â la féliritl qh,i'rafr, 11anr qur. pr11t-,1rr. ti t,, fi,1, la t'iolr11,·1• i111t-rl'ir11drfl. c·e,t notre d,•,oir tle tirer le meill,•ur parti possil1!1•tics rirrnn,tanres qui peuvent naitre, el rie nt• pa, no1h r<'lirer parce que l I marchP des rhosh nr ,'ar 0 orde pas entifremcnl a,ec notre itlée des con,e,nnres. L•, homm,,, qui s'irritent contre la corruption N ~'impalienlenl de lïnju,tire, cl qui, par cet (•tat tl'r,prit, fa,orisenl les fauteur:; de révolution. ont une nohlc excuse à leur, rrre,1r, : c·e,t qu'elles sont l'excès tl'un senliment ,crlucu,. • );oille comhinai•on de prnrlcoce polilique. de sagesse scientifique et de f:(•néro,ilé humaine. nor111 in ,e refuse à désavouer l'ariknr rérnlutionnaire de la Franre, tout en recommandant à l'.\ngletcrre une autr,• méthode. En rlchor, ries rai,ons générale; qu'il a déduite,, Godwin a cleut raisons particulières de ne pa, aimN les révolutions. Il n'aimr pas le, i;ouvcrncmenls. Toul comerne,nenl lui parait un mal. el on peut ùirr de lui c1uïl r,l le prl'lniPr gr,, nd théoricien « li!Jerlairc• "· JI croit qur rfan, une société mieux orga11i,c'c et miru, M11qné,•, la force conlraiµ-nantr el le châtiment de,iendronl inutile,. C'e,t un<' lihre el uni\rr,elle entente qui as,urera la marche de la ~orièlé, el le, gou,·rrn<'m,•nl, cl1•vP11lh i nulilc~ s'éYanuuiro11l d'euxmèmr, parce que l'opinion. où e:;l tonte leur force, ,c •era p!'u à peu retirée d'eux. « Toul goll\ernrmrol ne peul durer sans l'Onfinncc, el celle confiance au gouvernement ne peul exister sans ignorance. Les nais •outit•ns d'un i:ouverncmcnl soul les faillies et le, inculte~, non les ,a~c,. A prnporlion que la taiblcsse el l'ignorance diminueront, la base <lugou,crnemenl sera rélluite. /

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