Jean Jaurès - La Convention I

,I 11ISTOIIlE SOC:IA Ll',TF. n·,»1 plus <(lorifu, pour la llé,olution f~ançaise que d'avoir ainsi dépassé par ,a h.rrdipss,, la hardip,se de, pl'n,Pur:; et cravolr porté les espr.it~. sur r. 1il,• rnlui-t,, d,• l'nl'lion, au d,,là mt•mr dr leur r1he. i:11 ,econd fieu, qnan 1 ()odwin ajoute gu·,,11ea ùet,•rminé en lui IJ ,olonl ,r,•crirP cl 11,,publier cc liHP, il corwicnt qne c'e:ll tl'elle qu'il lient la .notion ,l'un <lcvoir social. Il ne ,uf1ll plus au philosophe d'accumuler en ,ih'ntc les iMf~. il faut quïl inLen ic·nne dans le momement de la 1,ensée lrnmainP, I'! qn'iT eontrih11e ·\ former la conscience tlc tous. ~lais celle interYt'nllon, c'est -nrlout, c'egt I rrsque Pxclu,i,·emcnt sous la forme de l'(•ducat 'o~ qn'il la ,·onçoit. En France, la P.évolutlon est un combattant q,ii tranche IP• ,1irfiet1H~-1-awc·leglain';'p_onr·Ooùwin, le pro!{rè:lest 1111 éducateur qui di·noue pe11~-,1N1 lès• lien~ tl<'ScsprHs ·Cl p_réJ,areainsi, rio 1cement, l 'évolut 'on tlts imlitulioru <'lles-m~mc•. Ce n'e:;t• point par prad~nce, ce n'e-t point par ménagement pour la réaclion amzhli•e menarante. c'est par respect pour la fc,rcc sourerainc rie il·ch1ralion qur Oo,lwin ~•oppo,e à 1',1clion souJainr el violente; il répu!{ne am mélh~dc,, cle rt'\'Olution. 1:esse1,Lil'I est d~ délier le, e,prits de ra- ,·eugl<' ~onmi,sion à l'.aulorité, de la déférence serYile. « L<• rc•pecl pour les ,upérieurs, qnm I il,,ne ,out supérieur; qo·cn ran; et en pui»ance, <'sl ce q11ïl y a Ile plu, ro11traire à la raison. • ~lt'mr le r<'•pect pour cenx qui ,ont ,upi•rir11rs en ,ages,e et c•n ,cience n'est raisonnable que dans de certaines limite,. 011i, quan 1 il s'azit de fonctions spéciales Cligeant un ,,woir spl1cial, comme la con,trucllon d'une maison en, l'éducation des enfants, il C•l sage à moi de m'!'n remettre à C<'U'I.qui ont une particulière com~élence. Mai; quand il ,'agit de rP• choses de justice politique qel tombent ,ous le ,ens commun de i'hum.111ilé, c·cst un crime à moi de ne pas exercer me~ fac,ilt~, propre,. El quand Lousles ~sprils seront éveillés el actifs, les-goun-rnemen.s ne pou rronl' durer conLre le vouloir •secret, mais erncace, des esprits. lis ,nonl mine½!, !'fi quelque ,orle, dans leurs fondements intellectuels ,,t ils ,.'atTais,eront sans quïl suit b?,oin d'employer r,ontre euA la ,·iolencP, 1 as plus CJll il rrest 1réccssaire d'appliquer la pioche à une mai,on dont la lu~e c,t ruinét'. • li t,;;l a,sez connu maintenant que J'empire <lu go,1wrnPme11~ est fonùé ,ur l'opinion; et cc n'esl pas ass1•z•po11rlui que non;; nous rrfusions pom notre part à le renwrsrr pàr la , iolencc, il faut encore qne l'opinion nous délermine à lui fournir un appui J><'rmanenl. • Aucun gouvernement ne pwt ,ubsi•lcr dan· une nation, si les indh·idO:i s'ah,Lil'nnenl purement el simplement d'une ré;islance tumultueuse, ruais cen~urPnl au fond de leur cœur et méprisent lïn,lilulion gou1ernemental '· • .\us,i le plu, pressant dernir c,-l ,l'organber en quelque sorte celte grè\e des cs1,rib, celle retraite ùes consciences, se rcfu,ant à soutenir de leur

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