SJ\ IIISTOIHE SOCIALIS'l'E laliun du ma,imum do; salaire, on p1ssill à des projets sur le minimum? • sur ces enlrefaile, », est 1111 mol bien vac:ue el bien peu •cientifique pour di,simul,•r la l\holulion française el raclion sociale de l'idée de démocralie; cl !ïronie de ~larx ,e fùt e,ercée terriblement en Loule autre occasion contre quiconqm' eût introduit la Hévolulion française sous ce i,seudonyme : • sur ces entrcfailes •· JI csl malaisé pourlanL d'oublier que ce rn()mc Whilbread qui pro1,o,a le minimum de ,alaire fut, en Angleterre, uu des plus courageux défenâeurs de la France et de la Révolution française, un des libérau~ qui allaient le plus loin dans la voie de la réforme parlementaire et électorale. 1lais ce n'est pas sculelllenl dans !"ampleur nouvelle donnée à laquestion de droit de sulîrage, ce n'est pas seulement dans la direction nouvelle donnée à la lési,lalion des salaires qne se marque l'action politique el sociale de la Ré,·olulion française sur respril anglais. Elle éclate dans une œuvre admirable el hardie où l'c.\lrème démocratie politique aboutit au ,ocialisme communiste le plus original et le plus audacieux. c·e;;t de rœu, re de God,, in que je ,·eux parler : « Enquù·y conc1,rnù1g Polilical Justice. » Elle est ,;i vaste, elle ,e rallache par tant de liens à toute la tradition de la pensée an,;laise et de la pensée française, elle annonce el prépare par tant de germes tout le rnouHrnenl ultérieur de l'esp1·it anglais, notamment toute la I en,ée de llobcrt Owen, quïl faudrait une longue élude pour en bien formuler le sens el en liien mewrer la valeur. Je ne puis noler que les points de contact les plus vifs de la pensée de Golh\'in•el du mouvement révolutionnaire. , Que lïnOucnce de la ltèvolution française wr rnn esprit et sur sa doctrine ait été grande, cela e,t hors de doute. Co111menl la Hél'olulion n'aurait-elle pas retenti dans une œuvre écrite en 1î02, eL publiée à Londres le 7 janvier l ;03, c·e,t-à-dire à un moment où toute rAngleterre était comme frémissante des pas,ions dive1·ses uu contraires soulcvées par la Révolution? Quand God,1in a1lressail à la Convention cet exemplaire de s011 livre que nous avons vu aux mains de l?orsler, il te~ail à mar-1uer lui-même tout ce que sa pensée devait à la France ro,·olutionnaire. Aussi bien, dans sa. préface même, dans la première, celle qui porte précisément la date du 7 janvier, il reconnait lui-même e,plicitementce lien, tout en réservant l'iudépendance un peu hautaine de sa pensée. « li peut être utile ~e décrire le, progrès par lequel l'esprit de l'auteur a élé co11duil à ses sentiments. présents. lis ne sont pas la suggestion d'une ,oudaine elîerve,cence de l'imagination. La recherche politique a tenu longtemps une grande place dans les préoccu1,ations tle !'écrivain : il y a n,ain'cnanl douze ans quïl est perrnadé que la monarchie est une forme de gouvernement essenliellemenl corrompue. Il doit celle conviction aux écrits politiques de Swift el à la prat:que df'S bisloriens latins. • A peu vrès au même temps. il lira pins d'un stimulant addilionnel
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