Jean Jaurès - La Convention I

IIISTOlllE SOCIALISTF: ît,l s·c,t manire-lè par l'altitude ùécoura~ée rl rli•prin ,f'e rle r•rt.ti,..-, ,..-r,,.n11,·, qnnnd le:, noll\·elle, dP la r,,rltlilinn tl~ Dnmouriez arri\•ùrenl Pn Au~klrrr,•. Yoilü donc c,, que l'on con,iù 0 re romm,• u11 silmc de m,·eunlentem,•nt el comme une prdfrence pour le• doctrines r•··puh licaines '. Que des horume, ~11i1•nllristr, rl 11haltu, quanil il, apprennent q1w les armé,•s <lu dc,p,ili,me ,,nt triomph,· d'une armt'•e comb~Uant pour la lib, •rté, ,i cel ahallemenl <'•l la pr!'tH,' q·ne des hommes sonl méconlcnt, de la Con>liluli•m ane:lai,e cl li~nés a,•cc les étranger, pour 11détruire, je me clénonc • moi-même <'l je m • lh re comme un coupable à mon pays, eu j'avoue lihremenl que lorsque j'entendis parler de la capitulation ou de la relrai le dl' llurnouriez, lorsque j'ayrpris ln possihilit6 <lela ,irloire des armées rle l'Autriche et de h Prus,e sur les libertés dt• la France. mon es[)ril fut triste et je ru, abattu. Comment un homme qui aim<' la Const lotion de l'AngleLPrr P, qui eu porte le, principes ùans so11cœur. pPul-il souhaiter le succès du duc de llruu,\\ick apn's 1,, lecture cte son manift>,lc qui viol,• Loule;, les doc trine~ qu'un ..\.t1f!lai:;lient [)Our~acr6es, qui foule au, pieds tout princip<' de juslif't'. d'hu·ranilé, ùe liberl6 el de nai f!'ou,crnemenl, el au nom duquel les armées coafüé<', enl1trent clans le royaumr de Francr, où elles n'avaienl rien à faire? El lor,quïl parut que ces armées a,aient de;; cha11ces de uccè,, pom·ait-il y aYoir un seul homme ayant vraiment d,•s sentiments an~lai s qui ne fùl ll'h lrbte> Je J'avoue haulrmcnl, je n'ai jam.li, éprouvé en ma ,ie un~ plus sincùre trbtes,e el 1ilus d'aballcmenl, car je voyais, clan, le lliomphe de cette conspiration, non seulement la ruine de la lihPrlé en Franc e, mais la ruine de la liberté en Auglelerre, la ruine de l.1librrlé de l'!Jomme. • li proclamait. le 14, la grandeur de la France: • Quiconque me prêle l'opinion que l'agrandissement de la France est chos e indifférente à mon [),1ys, se mé[)rend sur moi gro,,iùre111enl. La FranCè s'e st certainement agrandie. Elle a déconcerll· les prédictions de cc gPnUem~u qui, durant la ùerniêre session, en parlant des adversaires de la Grande•Drel agne sur le co11line11L, ,-'e.:,l érrio: • Il n'y a de dau,:er d'aucun coté; quand je regarde la carte de l'Eu- " rope j'y vois un vide autrefois appelé France •· Ce ,·ide, le g,•nUl'fnan doit avouer maintenant qu'il s'est rempli. Je ne ,eux p oinl rappeler les traditions militaires des Français. lis se sont ,ou,enl conduit s de telle sorte que je cro1,; que le pouvoir de la France peul être redoutable a not re pay-. Elle était rormidable sous la monarchie, quand elle était l'alli~c de l'E-pa1:ue cl l'amie de l'Autriche . .\lais la Fraoœ avec ses finances µre squ(' rt1inée.•, la France en hostilité avec l'Autriche el pas certainemcut en amitié a,cc l'Espagne, est plus formidalJle maintenant: elle est plus formida ble par ses libertés dont les eltets dépassent tout calcul humain. Tous les hab itants de l'Europe qui ont quelque intérêt à la cause ùe la liberté, ,ym[)alhisent avec les Fra uçai,; el SMihaitenl leurs succès, parce qu'ils voient en eux des hommes qui lulll nt contre les tyrans el les despotes pour se donner un gou1ernerocn.l libre.•

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==