751 TIISTOl l\E SOCI.-\LISTJ•; bera. C'est par elle que le droit traditionnel il la lilJerl,' l!e la prcs,e el au jni::emcnl par jury ,cra confirmé el mis hor, de Loule atteinte. P.,r là, la cli-mocratic nouvelle est comme la suprême évolution du libéralisme angl.1i,. .\in,i. clan, la pensée de ~lacb.inlo-h. il :;era po,,ilJle cl'inlro luire en Andcterre le, principes de la démocratie el la souveraineté de la nation sans bouleverser la Constitution .. \ quoi bon des changements violents? « La tranquille el légale réforme est r~1llime objet de ceux que ~I. Burke a si follement flétris. EL, en eITet, elle surfira amplement.» A quoi IJon oortcr atteinte à la royauté ou m~me à la ChamlJre de, lord,? « Les pouvoirs du roi el des lords n'ont jamais été formidaWes en Angleterre que par le désaccord entre la Chambre cles communes et ses prétendus con,tituants. Si la ChamlJre devenait vraiment l'or!,ane de la voix populaire, les priYili·ges des autres corps en opposition al'ec le sentiment clu peuple et de ses représenlan ts ne pèseraien L pas dans la balance. De celle amélioration fonùamentale toute:; les réformes secondaires sortiraienl naturellement el pacifiquement. ?ious ne rêvons pas davantage, el en réclamant cela, bieu loin de mériter lïmputation cl'èlre des a1 ôtres de sédition, nous pensons que nous avons Je droit d'èlre considérés comme les plus sincères amis cl'un gou- ,·ernemenl tranquille el ·stalile. :'\ous désirons prévenir la révolution par la réforme, la subversion par la correction. ?iou:; a,·erlissons nos gouvernants de réformer, tant qu'ils ont encore la force cle réformer avec dignité et sécurité, el nous les conjnrons cle ne pas attendre le moment. ']Ui arl'ivera infnitliblement, de mendier auprès du peuple quïls oppriment el m(•prisenl l,1 maigre pitance de l,•ur, pouvoirs présents. » )dackinlosh précise, avec un grand sens politique. que la ,ilualion des finances anglaises n'est pas cc qu'était en 1î80 l'étal cles finances françaises, et que, dès lors, l'Angleterre pourrait beaucoup plu,· sùremenl régler sa marche dans la voie des réformes. «Rienne peul être plus absurde que d'affirmer que Lous ceu~ qui admii·ent la Hévolulion française veulent l'imiter. A un point de vue, il y a place pour des opinions diverses parmi les amis de la liberté sur la quantité de démocratie infusée clans le gouvernement de France. A un autre point de vue, cl bien plus important, il faut se rappeler que la conduite des nations Yarie aYec les circon,tances où clics sont phcées. D'ayeugles admiraleurs cles révolutions l~, prennent pour cles modèles inflexibles. c·esl ainsi que .M. Burke a !mire celle de 1088; mais 11011:,, qui croyons rendre le plus pur hommage all\ auteurs de celle Révolu lion, non pas en nous clîorçant de faire ce qu'ils q_ntfait alors, mais en nous clîorçanl de faire ce qu'ils feraient maintenant, nous ne voyons aucune contradiction à reg mier en France, non pour mvdeler noLre conduite sur celle du peuple français, mais pour fortifier notre e,prit
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==