111$1'011\E S(1CI \ us·ri-: -,- ' "' C'e,l en défcndanl la Révolution française que le prolétariat anglais commence à éle,er la ,•oix. Dans l'œuvre de )lackinlo,h am»i. quelque modérée el équilibrée qu'elle soil, il y a un sens social. Elle nous ~e111hlcaujourd'hui hien optimiste. Mnr.- J..inlosh ne prévoit pas les orac::es, il ne prévoit pas les lerrihles cornmotions que pro,oquera bientôt la guerre européenne. Apn'~ tout, quand il écri,,,il au commencement de iî!li, il n'était point interdit d'espérér u11dénouement à la fois pacifique et grandio,;e du drame de la Hévolulion, et il n'était pa~ encore au-dessus des forces humaines a·a-,urer ce dénouenwnl pacifique. Comment Burke peul-il dire que la Hévolulion franç,iise est un enlra111emenl irréfléchi? Elle est la ron,équence inévitable, cl elle est le seul remède du désordre politique el ,ocial où la monarchie absolue a,ail jelc la France. Comment peul-il mir une violation fune~te des traditions dans le mie l'ar tête substitué aa vote par ordre? Ces corporation, fPrmées, ces ca,les entretiennent l'esprit d'égoï,nie et de privilè~e. Comment peul-il se plaindre de l'abolition des titre, nobiliaires et des droits féodaux·? Il faut créer des mœur, d'égalité srns le,qurlles toute démocratie est imro,sil,lc. Pourquoi ,e scandalisrr de la nalionafüation des biens d'Égli,c? L•f:tat a le droit de payer,es officiers de reli!!ion el de moral!• srlon le mode qui lui plait. li con-a,·rail à les payer les re,enu, ,ariables de certain, biens-fon b. li a le droit, aprè, lrur a,·oir assuré un salaire fixe, de disposer de ces biens-fonds. L'opération des a~siguals semble téméraire? Que de sarcasmes et que de mm ures prophéties Burke a accumulés sur les a-signal,, sur la circ11lalio:i du papier! li n'y a pins, il n·y aura plus d',1utres ressources que les as,il(nals, h} pothétiqufmcnl gagés sur lrs bien, c1·1~glise. « Leur fanatique confiance dans la rntnerainc edicacitè du villacc dt' rf:glisc a induit ces philosophes à dédaigner tout souci du re,cnu public, comme le rO,e du philo,opbe à la pierre philosophale ill(luil les dupes à négliger, mus lïllusion hermétique, les moyens rationnels d\1méliorer leur condilion. Avec ces financiers philanthropique,, la médecine univer,elle fabri- <Juéeau philtre d'Église devient le remède de tous les maux de llêtat. Ces gentlemen n'ont pas sans doute grande foi dans les miracles de la pit'•té: mais il e,t incontestable qu'ils ont une foi entière auAprodiges du sacrii,'ge. Ya-l-il une Mlle qui les pre,se? Émettez des assi itnals. Y a-l-il des inden,nités à pa}er ou des pensions à servir à ceu, qu'ils ont dépouillés <leleur office 011 e,pul,és de leur proression 7 Assignats. Faut-il équiper une nolle'! As,ignats. Si sohanle millions de livres sterling de ces assignats, imposés au peuple, !absent les besoins de l'État aussi grands que devant : émi,,ion de trente millions de livres d'assignats, dit 1'un; non, de ciuaranle milliüns, dit un autre. La seule dilférence entre toutes ces factions financières est dans la plus ou moins grande quantité d'assignats qui <loit Mre imposée à la patience du public. lis sont tous des professeur, d'a»ignats. IJt)me ceu, auquels leur na-
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