Jean Jaurès - La Convention I

111:-,TOIIU, sor.1 \ LISTE: qui e,l d'autant ()lus hrillanle que ses lï,uliri:e UallicllJ ont donné la P"•'n,e indt'i1iahle qu,, l'on peul <"l'rir,' a,cc une éloqu1•n('1' , irilc -ans ~e pern,, tlre u11 :--cul 1nul i11co11Ycna:il.l'l ~'1•nlt•uir à la, ér1lé1 :l la rlbtu'l.1,,ion dr-.i.1·ai,011s pour el conlrl'. cl à la <Jlll'•lio11postr, ,a1h tout le vieux jru 1lè 111iroir,r,11,e dia IPclique. (•-uiliq ue. 1 nallaquahle, irréfutable, •on ŒU\ re c,l dl'lioul, ,,,,,,,,,.,,,. de tappl'obation w1miime de t'.t,._qfrterre, cl die bra,c le front ,l'airain ,le ceu\ qui o,cnl t, ut aflirmer parce qu'ils u·oul plus rit•n à ptrtlr~ en f,til ,,îw11neur el de consiùéralinn. Cc n't·,t point ici le lieu ùïn,islPr, cl notrr publie, ne sïnlére~sc point a..;::.f'1à. l'ana!y~c de- autre3' n·•ru~<1lio11s de l'u·uYrc rle llnrke; il suffit de <lin• ,,ue Tatham, Tr,11er,, Boutfield, llather, P,o,ldou110:, Pi,ott, miss \\'ooblo1w, Cral'I, ,DL .\J;u aulay, Graham, llamillon, C:tp •1 loft, \Yolspy, sir ll"t•oi,. Boothhi, Dupo 11,el une foule d'écrivain, a11011y1111·, onl tourn(' ronlrr lui l1•ln~ arn1t>, a,cc plu-:.011moins:.de honhrur, mai, t,111jour~ av,•c qu,•ltJth' ,ucc~s. P,1ur sa justification, il ,c s,'ntil encor<' oblig,·• i ar 1,, cri unil'er,el <lu puhlir il fairi• une faihle lentalirn. el dans ,on app··l ch~ nou\·eaux ,,higs au\ ;1nc t-•n~\\hig;:, il lPnta par de:;di:-,linclions :--u:ii•rUnc, ,,'excuser le parti <lel'oppos.lion dont il se reclam,lil d'avoir cléiié aiusi des ()rinci pes des II hig-s. • La r~prol,alio11 fut-elle aussi générale que le dit For,ll'r, passion11,' tlès lor~ poul' la UéYulu\i 11,, el qui ~e soplaS"t',LÎld,an.;.:--e.c,;ompL,~:r-c: n lu::icritique~, <lu :5iJenct!,~ 111ïl te cro~a;t encore tenu a garder en .\llernagrn.: :-Ur le fond rcème d~, chose,'? Il csl probable que la ,éh<'·mence rhétoricienne ,!e llu, lie choqua 1111peu, et que cc brusque lory,me inlransi~rant fil qu, 1,11e scandale .. \u:-si liil'n, ,·n cl'lle anrn'e 1;u1, 1a llc,·olution semhhit avoiralleint u1te I ériude tlc calme !'l un point d'è,1uilibrc. Sa fùrcc ùr (ll'Jµagande au dehor, ne ,;e,e,çail qu~ discri:t.c111ent, et la ,iole1Jce de llurke, à runb-on de !;:quelle ,eronl bi1•1ilol les 1:sp1it,;(dè, la fin <1,·170:?),découcerlail uu 1••u en ce mcmenl. L·, rio-ion so• dai:.c d'innombrables énils en réµon;c à Burk,• alk,te que 1'1•,1,ril anglai, a,ail n»euli la gran,leur de la llévolulion. J'.ii l•ouvé ù la Ili! 1:01hèque naliot ail' plusieurs des rouvres el brochures quJ m,•ntionne For,lcr, t:l au,,i rlusieurs des écrits aw nywes auxquels il f,.il allusio11. Quel u1ilc el curieux tra,rai1 re sera.il de suivre tians Loule l'..\n:...lelerre,tlan:;~,!s bibliotl,èques. >l'S ard1i1e, et se, collcclio11s privées, da11s ses brocllurt•, el ses journau\, le rdh1l rnO~\-aut d, ~ é\'éu<'met,b de FL·;.u1ce f.!Jl' l'c;-:.prilanglais! Louis Blanc, <Jui aurait pu ,ans doute rouiller lou, ces lresors, o,• cummenle guère que le, JJ!lroles les plu, illustres. JI laudrail des,·e11ùre au dé:ail et jusque dans la foule obscure des consciences. D,•s brochures <Juej'ai lue, à la Bibliothèque nationale je relien~ d'al.Jorù un I amphlcl anonyme qui rut impruru!, sous te' til.re d'Ov.,el't'ations, à Londre;:, chez Johnson, pr~. de l"è&lise Saint-Paul. (;'e,t le pre111ier cri qui monte ,lu peuple souffra11l et meurtri. Ce n·e,t plus un 1•amphlcl pUr(;menl politique. C'est u11pamphlet

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