ïlG JllSTOIHE SOCIALIS1'8 µlelerre, dan, la forer el le génie de sa bourgeoisie. Il arnrme en même 1,,mp, que son principal objrl e,L à'étenrlre dans le pays les relations commerciales de la 11alion anglai~c. « Je crois pouvoir dire loul d'abord (12 février iï8i) comme un fait géné1akmenL admis, que la France a l'avantage par les dons du sol el du climal, !'t par \"abondance de ses produits naturels; qu'au contraire la Grande-Bretagne esl incontestablement supérieure par les manufactures et les productions de !"industrie. lnconlestablemenl, au poinl de vue des produits naturel,, la France a grandement ravanlagc dans le lrailé. Ses vins, ses eaux-deYie. se, huiles el ses vinaigres, particulièrement les deux premiers articles, sont des matières d"une si importante Yaleur, que Loule idée cle réciprocité dans !"échange des produits naturels en est anéantie, car nous n'avons rien à opposer en ce genre, rien que ce qui est relatif à la bière. Mais, en revanche, n·e,L-ce point un fait démontrable el clair que la Grande-Bretagne, de son c·ôté, po,sède quelques manufactures qui ne sont qu'à elle, el que dans le~ antres branches de production industrielle, elle a un tel avantage sur ses voi~ins qu'elle défie Loule compétiUon ~ Voilà la situation relative des deux peuples, voilà le fom1emenl précis sur lequel il m·a paru qu'une correspond ,r1ce6quilable el une connexion pouvaient être établies entre eux. Chacun d'eux a ~a production propre el distincte. Chacun d'eux a ce dont raulre m:mque. lis ne se heurtent pas clans les grandes lignes directrices de leur riche,se respective. lis sont comme deux grands commerçants dans des branches dilîérenles, qui peuvent trafiquer avec un mutuel bénéfice. Supposé qu'une plus large quantité des produits naturels de la France doi,•e être apportée dans ce pays, quelqu'un peul-il dire que nous, nous n'enverrons pas plus de cotonnades par la ,oie directe maintenant élaulie, que nous ne faisions par les circuits et détours auparaYanl pratiqués? Ou que nous n'enverrons pas plus de nos laines que lorsque l'importation en était restreinte à certains ports c•lgre,,ée cle droits d'entrée très lourds? ELl'ensemble de nos manufactures ne ,a-t-il pas ùénélicier largement de la faculté d'envoyer les produits san:, autre charge qu'un droit de onze à dix pour cent, el même, pour quelques a1'licles, de seulement cinq pour cent? ... Demandez-vous si la France a des mannfdctures, des branches d'industrie à elle, ou bien dans lesq11elles elle excelle assez pour que vous puissiez prendre alarme du traité. Il esl à peine hr-oin d'insister là-dessus ... Le verre ne peut Mre importé en grande quantité. !Jans certaines spécialités de dentelle el de passementerie, oui, les Français pcuycnl avoir l'avantage, mais c'est une supériorité qu'ils garderaient indéIJ!'nùarnmenl du traité; el les clameurs au sujet des articles de modes sont ,·ague:; et sans portée, lorsque, en outre de tous les bénéfices que le traité nous procure, nou:; comptons la richesse de la contrée avec laquelle nous allons commercer. Avec sa population de vingt-huit millions d'âmes, el une pui,sance de consommation proportionnée. avec sa proximité de nous el
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