Jean Jaurès - La Convention I

lllSTOIHE SOCIALISTE à la mas,e du pruµIP par la plus étroite union el la viu, parfaite'/ 111palhi1..· , Ainsi, rirn qui 1-es,crnble au ,ufîrage universel cl qui y condui,e: 111ai, une adaplalion plus e,acte de l'étroite représenlalion anglai,e au, inl1•r-'ls es,entiels ùe la nalion cl il la 11ou,·clle ùislrihulion des forCPs s-,ciale,. l'o:ir cela que faut-il'? Il n't>sl pas nécessaire de chan;;er le nombre Lolai dr, ffil'lllbre~ ùu ParlemrnL, mais il Jaut modifier, ,clun une r,'gle fixP, la r•'parlilion vicieuse de~ ~iège-, entre les bourg:,, centre.; de lu pui:-~ance lei t·itor,alc, et le, comtés, centres de la grandis,ante puissance indu,triellc. Quancl le nomlJre des maison~ d'un bourg sera tombé au-dessous d'un certain chiffre, le !JOII\Oir dont il dispose de nommer au Parlement sera tra11sfén' à celui de;; cun1Lés où le nomlJrc des maisons se sera élevé le plus. • C'esL l'opinion ferme el claire de tous ceux qui étudient ces que,tions qnïl doil y avoir un changemenl dans la proportion artu~lle de la forn• r1•- pré,enlalive entre les hourfs, el les comtés, el que dans cc rhangemrnt u11c plus grande lH'01>orli011de membres doil èlre donnée aux places popnlcu,e, qu'aux places qui n·onl ni propl'iél<', ni population. C'esLdonc mon inll'nlion de proposer à la Chambre que le,; munbres d'un c1•1tain nombre de home,; de ce dernier genre soient distribué,;; parmi le,; romlés. » El on ne procèdera pas par violcn 'e ou autorité : des a1anlages particuliers, des rlégrèvement•, des subventions prbes sur un fonds spécial ,cronl asrnrés au~ bourgs qui renonceront librement il ce slé1·ile pririlè.;e. ~lalgré toutes ces précaulio11s,malgré son insi:;tancc, Pitl ne par\'inl pasù convaincre sa majorité torr, el clic refusa d'entrer dans l'e,an,en de ces prujels. La ré,i,lanc,• du cons1•rvalisme terrien à tout Mplace111c11lm. ème h-;,cr. de l'influence polilique était encore invincible. ~lais le premier minblrc, par ces propositions de réforme, conquérait une grande aulorilé mo,alc. D'une pari, la bourgeoisie inrluslriellc el capilalisle comprenait que Pill avail 11• sens des i11térêls nou1eaux, el qu'il saurail leur faire, dans le gouvernement du pays, une large part, san• ébranler la Conslitulio11, sans hles,er à fuul raristocralic Le,·rienne avec laquelle les capitalistes anglais ne voulaie11Lpas rompre. D'aulrc part, quand Pill résistera au mouveme11l de la Révolu1io11, quand il s'oppusera, après 1780, à Loule réforme du sislèmeélectoral, il pourra dire quïl n'est pas animé d'un esprit de conservali,;me aveugle, mais que, sïl s'oppos,• il toul changement, c·est parce 1ue les nmalcurs se réclament de l'e~pril rérnlulionnairc el 1·eulent aboulir à l'e,trêmo démocralie. El il ralliera à sa politique d'altenle immobile µresque Loule la bourgeoisie indu,- trielle aussi bien que le lori,rne foncier. Comment comprendre, mas celte analyse politique el sociale de la I ie anglaise, les rapport:; de l'Angleterre el de la Révolu lion? C'e,l encore par la conclu:;ion du traité de commerce avec la France que Pill affirme sa foi dans la puissance de production et d'e~pausion de l'An-

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