JIISTOlfiE SOCIALISTE 713 naienl de plus en plus l'Angleterre et qui entrainaient dans leur orl,ilc le prolétariat incertain encore el subordonné voulaient élre garantis aussi bien contre l'omnipotence parlementaire que contre l'ahsolutisme royal; Pl il, trouvaient leur force dans l'équilibre du pouvoir. Pill, après quelques mois de lutte, fait aµpel au pays pour la dissolution de, Communes et il obtient une majorité. Ce n'est point un conservateur borné, el il cherche à introduire une réforme limitée dans 1~ syslè111e de représentllion tle l'Angleterre, tout en se gardant de tout entrainement vers le sulfrage uniler,el. Il dit, le 18 avril iî85 : • En ahordanl celle question, je mis sùr de rencontrer bien ùes résistances, car il est rle, personnes qui sont opposées à toute espèce de réformr•. ~lais je me lève avec plus d'espoir que je n'en ai jamais eu, el cd espoir m,~ parait ,olide et for.dé en raison. Jamais les esprits des hommes 1t"onlété an,,;i éclairés quïl, le sont en celte matière. Jamais le moment ne fut plus pro1Jicc à la discussion. Cn grand nombre des objections qui ont élé faites ju.;quïci à la réforme ne portent pas contre la propo,ilion que je vais mus soumellre, el la question, en vérité, est toute neuve pour celle Chambre. • Je sais la difficulté qu'il y a à proposer un plan de rérorme. Le nombre des gentlemen qui y sont hostiles est lés:;ion. Ceux qui, avec un respect suprrslilieux, ré\'èrent la Conslitulion au point de ne pas oser toucher mèmc à se8 défaut~, ceux-là ont toujours réprouvé toute tenlalil•e de purifier la r~- présenlation. Ils reconnaissent ce qu'il y a en elle d'inégalités et d'impuretés; mais dans leur enthousiasme pour le grand édifice, ils ne Yrulent pas tolérer qu'un réformateur, de ses mains prqfanes, vienne réparer J~sdommages qu'il a soufferts du temps. « D'autres qui, percevant les ùofauts nés des circonstances, seraient dési• reux de les amenùer, résistent cependant à celle tentative, pour la raison que si une fois nous touchons il la Constitution en un seul point, le respect qui nous a jusqu'ici préservés des audacieux interprètes de l'esprit d'innovation tombera el que l'on ne peul prévoir à quelle extrémité on sera conduit sous prétexte de réformation. Il y en a d'autres, mais j"avoue que pour ccu,--lit je n'ai pas le même respect, qui considèrent que l'état présent de la représentation est pur et convenable à tous les desseins, conforme à tous les pr·inciprs de la Coostilulion. La Chambre des Communes est un édifice ancien qu'ils sont habitués à regarder avec révérence et respect; depuis le berceau ils sont accoutumés à voir en elle un modèle irréprochable : leurs ancêtre, ont joui de la liberté el de la prospérité à l'abri de cet édifice, et toute lcnlative pour y faire le moindre changement parait impie el sacrilège à ces fanatiques admirateurs de l'antiquité. Personne ne révère plus que moi celle institution antique; mais tout le mondti sait que les meilleures institutions, pareilles à dc3 corps humains, portent en elles-mêmes des germes de décadence et de cot·· rupliou, el voilà pourquoi je crois que j'ai raison de proposer des remèlies
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