IIISTOlllE SOCIAL,:,TE 6ï5 contrat féodal parce qu'il empêche l'e,ploitation capitaliste el progres,sil"Cdu sol, a\tlit été c!epuis longtemps écarté au I rolit du fermage. • Aux culli\'alenr; srrfs ,,,,, ancirn; temps, dit Adam Smith dont l'œuvre est merveille11-rmrnl ahontlante en informations précisr,, succé la par degré une espèce tle fermirrs con nns à présent en France sou, le nom de mèla!Jrr,,. On les nommait en latin colnni partiarii. JI y a si longtemps qu'il, sont hors d'usage en Angleterre, q11eje ne com,ais pa1 à pré,cnt de mot anglais q11iles désigne, Le propriétaire leur fournissait la semence, les bcsliau, el les instruments de labourage; en un mot, tout le capital nécessaire pour pouvoir cultiver la fermr. « Le produit se partageait par égales portions entre le proprii·taire el le fermier après qu'on en avait prélevé ce qui était néces,aire à l'entretien de ce capital, qui c'la;l r,,ndu au propriétaire quan,l le fermier quillail la métairie ou en était renvoyé ... Cependant il ne pouvait ètrc de lïntérèt d,· crlle espèce de cullivateurs, de ronsacrer à des améliorations ultérieures aucune partie du petit capital qu'ils pouvairnt épargner sur leur part du produit, parce que le seigneur, sans y rien pl,,cer de son côté, aurait é3alement gagné sa moitié dans ce surcroll de travail. L, dime qui n'est pourtant qn·un dixième du produit, est regardée comme un très grand obstacle à l'amélioration de la culture; par conséquent, un impôt qui s'élevait à la moitié devait y mettre une barrière absolue. Cc pouvait bien être l'intérêt du métayer de faire produire à la terre autant qu'elle pouvait rcnrlre avec le capital fourni par le propriétaire, mais ce ne pouvait jamai, Mre son intérêt d'y mêler quelque chose du sien propre. « En France, où l'on dit qu'il y a cinq parties sur six, dans la totalité du royaume, qui sont encore exploitées par ce genre de cultivateurs, les propriétaires se plaignent que leurs métayer; saisissent toutes les occasions d'employer leurs bestiaux de labour à faire des charrois, plutôt qu'il la culture, parce que, dans le premier cas, tout le produit qu'ils l'ont est pour eux, el que dans l'autre, ils le font de moitié avec leur propriétaire. Celle espèce de tenanciers mbsiste encore dans quelques endroits de chasse. Ou les appelle Tenanciers à l'arc de fer. Ces anciens tenanciers anglais qui, selon le baron Gilbert el le docteur lllackstonc, doivent plutôt N~e regardés comme ]es baillis du propriétaire que comme des fermiers proprement dits, étaient uaisemblablernent des tenanciers de la m,'me e,pèce. « A celle espèce de tenancier, succédèrent, quoique lentement et par degrés, les fermiers proprement dits, qui firent valoir la lerreal'ecleur propre capilal en payant au propriétaire une rente fixe. ,, On reconnall, dans ces pages d'Adam SmiLh, les idées générales qu' Arthur Young. ]or, de 90n voyage en France, appliquera à la cullure età la propriété françaises. Celle classe de fermiers, qui est allée toujours grandis,ant
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