Jean Jaurès - La Convention I

HISTOIRE SOCIALISTE oo:; m1•rcc. Ure j11slc<'On•irléralion pour les intérêts de cet entrepreneur r,i•~r donc que de tels changements ne soienl jamai, faits brusquement. mais 1p1'1ls soient amrnés à pas lents el rncce•sifs, et après avoir été annoncé, dr llli11. Sïl ctait 1,ossible que les délihéralions de la législature fussent to11jo11rsdirigées par de grandes vues d'intérêt général el non par Ir, clameur; importunes de lïntérOl pri\•é, elle devrait, pour cette seule raison peut-ôlre. se garder aYec le plus grand soin d'établir jamais aucun nouveau m0nopole de rctl~ espl'ce, ni de donner la moindre extension à ceux qui sont déjà établis. Chaque r~glemenl dr re genre introduit dans la Constitution ile l'État un grrme réel de dé;;Jrdre quïl est bien di(ficile de guérir ensuite sans occasionner un autre désordre. • c·esl sans doulr ce mélange de hardiesse el de prudence, c·esl celle rnmbinaison des au~aces du penseur el des calculs de prudence de l'homme d·(:tal qui séduisaient Pitt. Adam Smith, dès 1775, prépare les esprits à un granrl changement dans les relations commerciale• de l'Angleterre a,·ec la France Pl on peul dire quïl contribua beaucoup à rendre possible le fameux traité do commerce de 1785. « Le second expédient au moyen duquel !e système mercantile se pro1Josc d'aui:menler la quantité de l'or cl de l'argent consiste à établir de, entrave, extraordinaires à lïmporL,tion de pre,qne toute e;:pèce de march11uli,c< venant des pays avec lesquels on suppo<e que la balance du commerce est <léfavorable. Ainsi, dans la Grande-Dret:1gne, l'importation cles linons de Silésie, pour la consommation intérieure, c,l permi,e, à la charge de payer certains droit,; mais l'importation des bali,tes et des linon< dl' France est prohibée, e,cepté pour le port de Lon,lres, où ils sont déposés dans des mng.1sins, à charge de les réexporter! • Il y a de plus Cortsdroits rnr les Yin,; de !'rance que sur ceu, du Portugal ou m~me de tout autre pays. • Pour ce qu'on appelle lïmpôt de 1601, il a été établi 1111droit de 2;; pour 1()() ile la valeur ou dn prix an tarif de loules les marchandises de Franct•; tandis que les marcbandises des autres nations onl été, pour la plnparl, assuJellies à des droits beaucoup plus légers, qui rarement e, cèdent 5 pour 100. A la vérité, les vins, eam-de-vie, sels et vinaigres de France ont été e,ceplés, ces denrées étant a~•ujellies à d'autres droits très lourds, soit par d'autres lois, soit par des clauses particulières de cette môme loi. • En 1006, co premier droit de 25 pour 100 n'ayant pas été jugé un décourai:emenl surnsanl, on en imposa nn second, aussi de 25 pour 100, sur tontes les marchandises françaises, excepté sur les eaux-de-vie, el en même Lemps un nouveau droit de 25 livres par tonneau de vin de France, el un autre clr 15 livres par tonneau de vinaigre de France. • ... Avant le commencement de la guerre actuelle, on peut regarder 75 pour 100 comme le moindre droit auquel fussent assujellies la plupart des

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