IIISTOIRE SOCl,\LISTI> 633 • Mon père a légué lou,; ses biens à l'É;lise pour le salul de son ilme. 11 meurt, el j'entre, conformément au droit chil, en possession de ses biens, à condition il est vrai de remplir toutes les obligations dont il les a grel'és par contrat. li a conclu sur ces biens un conlral avec l'Église, mais qui n'a jamais été réalisé dans le monde du phénomène, et qui ne repose que sur la foi. Si je ne crois pas à l'~glise, un pareil contrat est nul pour moi; pour moi r~glise n'e,l rien, el si je reH'noli,111e1 , hii:m ,!~ 111,11 père, je n alll•nle ùu moins au droil de personne. L'État ne prut pa, m'en ,•mp~cher. L'État, co1,1111P Etat, e,t au,si incroyant que moi; commr Üil il sait au,~i wu •'c r(di,e que moi-même; l'Église est au-si loin 11'èlreq11el•111echo-e pour lui •111ep·,1,r Jnûi. L'ÉUl ne peut pas prolé.;er la po"rs,ion d'une chose <1uipvm lui n'est pas. Il m'a assuré la po~ses,ion llr 1ws hicus p"ternrl., à la condition •1ueje n,· m·appropde la propriété d'aucun aulr~ citoyen dl'eé<lé. Je n'ai poinl foit c la; il est donc tenu d'a[lrès le contrat de me protéger ùan:; la po,-e;sion èe
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